Jeudi 5 novembre – Finances – Les crédits du handicap en 2027.
L’Assemblée Nationale examine actuellement le projet de loi de finances pour 2027. Il contient au titre du programme Handicap et dépendance 17,3 milliards d’euros destinés en quasi-totalité au paiement de l’Allocation Adulte Handicapé et de la Garantie de Ressources des travailleurs en Établissement et Service d’Accompagnement par le Travail (GRTH). Les crédits AAH augmentent de 1 milliard d’euros par rapport au montant total consommé en 2025, et la GRTH est créditée de 1,7 milliard soit 112 millions de plus. Le financement d’État des 5 Instituts nationaux de jeunes sourds ou aveugles progresse de 400.000€ à 16,7 millions, la subvention au Centre national d’information sur la surdité (CNIS) double à 200.000€ contre 100.000 versés en 2025. La politique de lutte contre la maltraitance et de promotion de la bientraitance stagne à 2,3 millions d’euros. Et si l’édition adaptée sera soutenue à hauteur de 1,8 million pour financer un portail national de l’édition accessible et adaptée et d’autres actions, aucun crédit n’est programmé pour alimenter les Fonds départementaux de compensation qui étaient financés l’an dernier à hauteur de 5 millions. Enfin, les subventions aux associations nationales baisseront de 570.000€, passant de 1,42 à 0,85 million.
Mercredi 4 novembre – Sports/Informatique – Réaction de la FFH à son hacking.
Victime pour la 3e fois cette année de piratage de données par intrusion dans son système informatique (lire Les ratés du 30 octobre 2026), la FFH a finalement réagi après avoir été relancée : « La Fédération Française Handisport accorde une attention toute particulière à la protection des données personnelles, notamment au regard de la sensibilité de certaines informations et des publics concernés. Nos services sont pleinement mobilisés sur ces questions et les mesures nécessaires ont été prises, en lien avec les autorités et organismes compétents, notamment la CNIL [Commission nationale de l’informatique et des libertés]. Les démarches et communications appropriées sont effectuées directement auprès des personnes et instances concernées, conformément à nos obligations et dans l’intérêt de nos usagers avant tout. À ce stade, nous ne prévoyons pas de communication publique complémentaire sur ce sujet. »
Mardi 3 novembre – Transports/Accessibilité – Capharnaüm parisien.
Interrogée sur les incohérences de l’information des voyageurs handicapés moteurs utilisant les bus parisiens, la RATP se défausse sur l’autorité organisatrice Île-de-France Mobilités. On lui avait demandé d’expliquer la divergence d’information sur l’accessibilité des lignes entre les plans consultables sur Internet et l’appli mobile Bonjour RATP, et l’information visible sur les écrans dynamiques à bord des autobus ; selon le média, les arrêts marqués du symbole « interdit aux voyageurs en fauteuil roulant » sont différents. De plus, des points d’arrêt implantés dans des rues récemment refaites, notamment pour créer des voies cyclables, sont marqués interdits alors qu’ils sont aisément utilisables. « Île-de-France Mobilités est en charge de mettre à jour les plans papier et l’Information voyageur, justifie la RATP. Par ailleurs, la mise en conformité d’un arrêt de bus est à la charge du gestionnaire de voierie. » La Régie rappelle que 100 % des lignes parisiennes sont accessibles : « L’accessibilité d’une ligne est déclarée lorsque les matériels roulants et plus de 70% des points d’arrêts sont utilisables par les utilisateurs de fauteuil roulant. » Ce qui est faux comme le démontre une vérification effectuée en novembre 2024 avec 16% de trajets inaccessibles, la structure du réseau étant quasiment depuis. « A l’horizon 2032, ajoute la ville de Paris, 85% des arrêts de bus doivent être rendus accessibles sur le territoire parisien, soit entre 35 et 40 par an. En 2026, 39 arrêts devraient être accessibles, conformément à la trajectoire fixée. » D’autre part, le design des plans de lignes est en cours de simplification avec suppression des rues et des points d’intérêts (hôpitaux, monuments, gares, etc.) ce qui rend plus difficile leur utilisation par des voyageurs handicapés mentaux, illettrés, étrangers ou touristes, et empêche de se repérer.
Lundi 2 novembre – Transports – Gyropodes interdits dans les trains.
La SNCF modifiera à compter du dimanche 13 décembre les règles applicables au transport de vélos à bord des trains et annonce l’interdiction du transport des engins de déplacement personnel de type gyropode : « les vélos dont les dimensions hors-tout sont supérieures à celles d’un vélo classique, soit au maximum 185cm de longueur et 6 cm de largeur de pneu, les fatbikes, les vélos ayant plus de deux roues, les gyropodes et les hoverboards seront ajoutés à la liste des vélos interdits à bord. » Interrogé, SNCF Voyageurs précise toutefois que les règles appliquées aux voyageurs handicapés ne changeront pas ; elles concernent : « fauteuil roulant pliable ou non pliable, fauteuil roulant électrique, scooter électrique, gyropode PMR. Ces matériels sont acceptés dans la limite de la réglementation européenne STI PMR et ils doivent impérativement être équipés d’un mécanisme de blocage des roues. » Les dimensions maximales à respecter sont une largeur de 70 cm, une longueur de 120 cm, une hauteur de 145 cm (!), un diamètre de braquage de 150 cm, pour un poids maximal occupant et bagage inclus de 200 kgs pour un fauteuil manuel et 100 kgs de plus pour un motorisé. « En complément, précise SNCF Voyageurs, pour des raisons de sécurité, le rechargement des batteries à bord, même séparées de tout type d’engin de déplacement électriques motorisés, est interdit. »




