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Télévision
2010. Si la quasi-totalité des émissions des grandes chaînes de télévision seront sous-titrées à partir de 2010, la langue des signes restera au bord du paysage audiovisuel français... |
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La loi du 11
février 2005 d'égalité des droits et des chances, la participation et
la citoyenneté des personnes handicapées, a institué une obligation
pour les chaînes de télévision de rendre leurs émissions accessibles
aux publics sourds ou malentendants. Elle établit deux niveaux d'adaptation
: les chaînes qui dépassent 2,5% d'audience doivent théoriquement tout
adapter mais elles peuvent demander des "dérogations justifiées par
les caractéristiques de certains programmes", les autres négocient un
volume d'heures de programmes à traiter. Mais la loi ne privilégie pas
le média sur lequel repose cette accessibilité, sous-titrage et langue
des signes. Les chaînes ont choisi : ce sera le sous-titrage, et rien
que le sous-titrage. C'est donc uniquement dans ce domaine que les sociétés
de télévision travaillent actuellement, en liaison avec le Conseil Supérieur
de l'Audiovisuel (CSA); en effet, les obligations des chaînes de télévision
sont inscrites dans la Convention légale qu'elles négocient et signent
avec cet organisme de contrôle et de régulation.
Arte constitue
un cas à part. La chaîne diffuse ses programmes en bilingue français-allemand,
ses obligations d'accessibilité ne sont pas les mêmes en Allemagne et
en France. "C'est un combat difficile, constate André Lhostis en charge
du sous-titrage télétexte français. Arte atteint actuellement 20% de
programmes sous-titrés, nous l'avons multiplié par 2 entre 2005 et 2006
pour un budget de 580.000€. L'obstacle réside dans le coût de réalisation".
La chaîne culturelle franco-allemande pense atteindre 90% de sous-titrage
en 2010, compte-tenu des émissions en direct pour lesquelles Arte attend
la mise au point de la reconnaissance vocale, estimant qu'il y a des
limites à la vélotypie; ce procédé qui consiste à transcrire des propos
au fur et à mesure est employé pour les conférences mais génère de nombreuses
erreurs et incompréhensions, sur les noms et mots techniques, par exemple,
ou en cas de débit verbal trop rapide. Enfin, Arte n'envisage pas d'interprétation
en LSF pour des raisons techniques, précise André Lhostis; si les canaux
sonores sont séparés, le canal vidéo est identique. |