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| Du
rififi dans les bouchons ! Sortis de la rumeur, qu'ils soient "d'amour" ou "d'espoir", la collecte des bouchons est au coeur d'un conflit entre deux associations, arbitré par la FFH et Jean- Marie Bigard... |
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| Archives | |||||||||||||
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Tout à
commencé à l'automne 1999. Deux habitants d'un village de l'Oise
remettaient une coque de ski assis et deux fauteuils roulants à une
association savoyarde ; ils avaient entendu dire qu'une entreprise offrait
2.000 euros le prix d'un fauteuil roulant en échange de 25.000 bouchons
plastique qu'elle se chargeait de recycler. Ces citoyens lancent alors
une opération de collecte relayée par les enfants et les bouchons s'accumulent
rapidement. Le 14 janvier 2000, le quotidien Le Parisien publie le récit
de la remise des fauteuils à Antenne Handicap (La Plagne, Savoie), précise
que 65.000 bouchons ont été dénombrés et que "des particuliers nous
ont offert deux fauteuils roulants, le fauteuil coquille, le fauteuil
et le chariot que nous avons décidé de donner pour les personnes handicapées
de l'association Antenne Handicap". En omettant de préciser que les
bouchons n'ont jamais été vendus, faute de trouver à proximité une société
capable de les recycler. Et pour ne pas désoler les centaines de personnes,
dont de nombreux enfants, qui ont collecté en trois mois ces bouchons
qui s'entassent inutilement, les initiateurs de l'opération, aujourd'hui
découragés par l'aventure et qui souhaitent l'oublier, et le journaliste
local passent cet épisode sous silence.
Depuis, le réseau
de collecte a dépassé la région parisienne et est devenu national, Bouchons
d'espoir revendiquant une quarantaine de délégués départementaux. Mais
à Plaisir, ça se gâte : les bouchons ont été collectés par un peu tout
le monde et stockés dans des écoles ou la bibliothèque. Les pompiers
et la commission de sécurité hurlent face à cet entreposage sauvage
qui fait courir de gros risques en cas d'incendie, la combustion de
ces plastiques pouvant dégager des gaz dangereux. La municipalité fait
déménager les sacs de bouchons vers un site loué par la ville. Actuellement,
ils représentent l'équivalent de cinq semi- remorques. Les sacs poubelles
(dont certains sont éventrés) contenant les bouchons sont entreposés
à l'extérieur, devant les fenêtres de riverains exaspérés de les voir
s'accumuler. La location du terrain est arrivée à terme, Handisport
Plaisir doit faire livrer les bouchons à la société de recyclage avant
le 15 mai 2002 mais l'ampleur de la tâche dépasse le président de l'association
qui fait part de son intention de laisser à la ville le soin de s'en
débarrasser. Ces 65 tonnes de bouchons savamment récoltés par des dizaines
de bénévoles finiront- elles à la décharge publique ? Laurent Lejard, mai 2002 |