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Le
13
décembre
2006,
l'Assemblée
Générale
de
l'Organisation
des
Nations-Unies
adoptait
le
projet
de
Convention
internationale
relative
aux
droits
des
personnes
handicapées.
Elaboré
durant
cinq
ans
par
un
comité
spécial,
le
texte
vise
à
accorder
des
droits
clairement
définis
aux
650
millions
de
personnes
handicapées
que
compterait
le
monde.
"Elle
interdit
en
effet
la
discrimination
à
l'égard
des
personnes
handicapées
dans
tous
les
domaines
de
la
vie
quotidienne,
commentait
la
vice-secrétaire
générale
Asha-Rose
Migiro,
notamment
l'emploi,
l'accès
à
la
justice
et
le
droit
à
l'éducation,
les
services
de
santé
et
l'accès
aux
moyens
de
transport.
Elle
fait
obligation
de
leur
rendre
les
espaces
et
bâtiments
publics
accessibles
et
contient
également
des
dispositions
visant
à
améliorer
les
infrastructures
d'information
et
de
communication
[...]
La
Convention
fait
oeuvre
novatrice
de
diverses
autres
manières,
notamment
en
insistant
sur
le
développement
social.
Elle
reconnaît
que
la
participation,
les
idées
et
les
efforts
des
personnes
handicapées
sont
indispensables
au
progrès
général
de
la
société.
Elle
souligne
que
leur
contribution
peut
faire
progresser
considérablement
les
choses
en
matière
de
développement,
tout
en
contribuant
à
répondre
aux
besoins
de
l'importante
communauté
qu'elles
constituent".
Si,
dans
les
pays
dits
développés,
la
plupart
de
ces
droits
existent
déjà
dans
les
législations
nationales,
l'impact
mondial
de
la
Convention
pourrait
contribuer
fortement
à
améliorer
le
sort
des
personnes
handicapées
qui
vivent
dans
des
pays
pauvres;
au
moins,
les
organisations
non
gouvernementales
et
les
associations
auraient-elles
un
outil
de
pression
et
d'action
en
direction
des
gouvernements
locaux.
Un
outil
dont
la
portée
risque
d'être
amoindrie
par
l'isolationnisme
du
parangon
autoproclamé
de
la
Démocratie,
les
Etats-Unis
d'Amérique,
qui
n'ont
pas
signé
cette
Convention.
Mais
doit-on
s'en
étonner
lorsque
l'on
sait
que
les
U.S.A
ont
refusé
de
parapher
la
Convention
d'interdiction
des
mines
anti-personnel
et
que
l'armée
américaine
utilise
quotidiennement
en
Irak
et
en
Afghanistan
des
armes
interdites
par
les
Conventions
internationales
?
La
Russie
fait
évidemment
de
même
mais
on
s'en
étonnera
moins.
La
France
s'est
également
distinguée
en
refusant
de
signer
le
Protocole
qui
instaure
un
comité
de
suivi
de
la
mise
en
oeuvre
de
la
Convention
et
qui
recevra
les
plaintes
de
personnes
handicapées
discriminées
ou
insatisfaites
quant
au
respect
de
leurs
droits.
Doit-on
interpréter
ce
refus
comme
une
approbation
a
minima
de
la
Convention,
pour
ne
pas
se
faire
remarquer,
mais
prémices
de
l'inertie
habituelle
des
dirigeants
politiques
de
notre
pays
dès
lors
qu'il
s'agit
de
transposer
en
droit
national
des
dispositions
européennes
ou
internationales
?
Laurent
Lejard,
avril
2007.
Le
texte
intégral
de
la
Convention,
du
Protocole,
de
leur
signature
et
leur
actualité
figurent
sur
un
site
Onusien
dédié.
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