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La communauté
des personnes sourdes ou malentendantes est hétérogène. Surdité de transmission
ou de perception, déficience de naissance ou survenue à l'âge adulte,
éducation orientée vers la langue orale ou la langue des signes, etc.
Un lien unit cependant toutes ces personnes. À un moment de leur existence,
elles ont croisé le monde médical et paramédical pour faire le point
sur leur capacité à percevoir les sons. Si la fréquentation des professionnels
de l'audiophonologie est sans ambiguïté, dès que l'on quitte l'univers
des spécialistes, les situations pénalisantes se multiplient. En effet,
les déficiences auditives représentent un handicap invisible qui désarçonne
souvent le public mal informé des conduites à tenir pour permettre une
communication efficace...
Le docteur
Jean Dagron, qui a ouvert ce premier service accueillant des patients
déficients auditifs, a accordé en juillet 2000 un entretien à la revue
de l'Association de Réadaptation et de Défense des Devenus Sourds, La
Caravelle. Il y explique ses activités hospitalières, ses objectifs,
et les limites de ses actions. Si l'on est sur la bonne voie, il faut
rester vigilant. Aujourd'hui, un calendrier parlementaire démesuré repousse
toujours l'adoption du projet de loi sur la modernisation sanitaire.
Quelle sera la place du droit des usagers de la santé dans les préoccupations
politiques après les prochaines échéances électorales ? |