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Le parapente
est pratiqué en duo (biplace l'un derrière l'autre) et, pour les pratiquants
les plus expérimentés, en solo. Toutes les personnes handicapées peuvent
faire du parapente biplace, dans la mesure où elles sont dans un état
psychologique propice : "La motivation et la préparation psychologique
du passager sont primordiaux, raconte Antoine Desvallées, pilote professionnel
à Talloires (Haute-Savoie). Le pilote se réserve le droit de partir
en fonction de la relation établie avec son passager". L'enjeu, c'est
de réussir un vol agréable, fait de sensations douces et de découverte
d'un paysage depuis les airs, en évacuant le stress qui est porteur
de danger. Lorsqu'il sent qu'un passager est en difficulté, commence
à paniquer, le pilote abrège le vol pour ne pas le mettre en péril et
assurer sa propre sécurité. Ces précautions rendent le parapente biplace
particulièrement sûr, la Fédération Française de Vol Libre (F.F.V.L)
publie sur la page d'accueil de son site Internet (rubrique Accidentologie)
les dernières informations en la matière et des conseils pratiques.
En cas d'incident, un parachute de secours ramène au plus vite pilote
et passager.
![]() Le pilote est debout derrière la sellette. S'il est
aidé par un ou deux assistants qui maintiennent et poussent l'appareil
dans la phase d'élan lors du décollage, l'atterrissage s'effectue en
autonomie en se posant sur les roues arrières; ensuite, le pilote freine
l'engin. "La sécurité prime, poursuit Antoine Desvallées, on détermine
si on peut voler en fonction du vent et de l'évolution météorologique".
Antoine Desvallées travaille en zone montagneuse et sait que les renversements
de temps sont rapides, qu'un vol entamé sous un ciel bleu et une légère
brise peut se terminer quelques minutes plus tard dans les nuages et
un vent fort. Il faut savoir que lorsque l'on réserve un vol en parapente,
on ne l'effectuera que dans des conditions optimales de sécurité, et
assumer le risque d'être frustré de n'avoir pu l'effectuer. En biplace,
un vent de face et régulier est nécessaire pour faire décoller la sellette,
cela réduit les créneaux durant lesquels on peut voler. La sellette
est également employée pour des personnes qui ne peuvent courir lors
du décollage, du fait du handicap, de l'âge... ou de l'appréhension.
Parce que voler en parapente peut occasionner du mal de mer, surtout
chez ceux qui y sont sensibles, un désagrément qu'il faut savoir gérer.
La découverte d'une nouvelle dimension est à ce prix, mais l'enjeu en
vaut largement la chandelle ! |