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Le tennis de table handisport compte environ 350 licenciés
en France. Discipline paralympique depuis 1960 pour les "assis", la
compétition a depuis été ouverte aux "debouts". Le règlement de ce sport
est pratiquement identique à celui des valides (il y a toutefois quelques
exceptions en double "assis") : une partie se déroule en 3 sets gagnants
de 11 points chacun.
Le public concerné. Le tennis de table handisport
est ouvert aux handicapés des membres inférieurs ou supérieurs. Les
premiers jouent debout, les seconds pratiquent assis : tous sont classés
en fonction de leurs capacités fonctionnelles après examen médical.
En pratique, il suffit de disposer d'un bras valide pour jouer. Les
échanges pouvant être très rapides, il est nécessaire d'avoir de bons
réflexes et une vision correcte si l'on veut prendre quelque plaisir.
La pratique en compétition. Sport essentiellement
individuel, le tennis de table classe ses pratiquants dans différentes
divisions en fonction de points accumulés lors des matches, du niveau
régional jusqu'à l'élite nationale qui compte seize joueurs répartis
dans deux divisions. La seule compétition par équipe organisée en France
est la Coupe de France qui se déroule suivant la formule de la Coupe
Davis (4 simples et 1 double) : chaque équipe est composée de 2 ou 3
joueurs.
Le championnat de France décerne des titres en simple
par catégorie d'handicap, double, et double mixte homme- femme. De plus,
une compétition Open est organisée pour les 32 premiers joueurs de chaque
catégorie (assis et debout). Comme on le constate fréquemment en handisport,
le nombre réduit de compétiteurs et leur répartition dans de multiples
catégories rendent difficile l'organisation de tournois de proximité.
Il faut parfois parcourir des centaines de kilomètres pour rencontrer
des adversaires et cela engendre des frais élevés durant la saison sportive.
A l'international, l'équipe de France se situe actuellement au 1er rang
mondial devant des pays comme la Chine ou l'Allemagne qui possèdent
pourtant un très grand nombre de licenciés.
Amusons-nous. Marc Piras est venu par hasard
au tennis de table, parce que sa mère lui a acheté des raquettes. Lui,
c'est le tennis qui l'intéressait, mais la maladie rare qui handicape
l'une de ses jambes et l'un de ses bras ne lui permettait pas de courir
sur les courts. Alors il s'est mis au ping- pong et s'est naturellement
pris au jeu au milieu des valides, en 1966- 67. "On trouvait peu de
handisportifs à l'époque dans cette discipline" raconte Marc, "et de
toutes manières, pour avoir des résultats, il faut jouer contre les
valides". Marc Piras joue debout : "en handisport, le jeu est rapide,
il y a moins de recul". Il a évolué en équipe de France jusqu'aux Jeux
Paralympiques de Séoul (1988) et a rejoint depuis la nationale 2. Sa
vie familiale et professionnelle l'ont également amené, de même que
l'âge, à réduire le rythme des compétitions, même s'il prend encore
grand plaisir à gagner huit matches sur dix auprès de ses amis valides...
Pour en savoir plus : Le site officiel de la Commission Tennis de Table à la Fédération Française Handisport a été récemment revampé. Les clubs sur le Net : Section handisport du Tennis de Table Montrondais (Montrond- les- Bains, Loire); section handisport de l'Entente Pongiste Isséenne (Issy- les- Moulineaux, Hauts- de- Seine); section handisport du Cannet Côte d'Azur Tennis de table (Alpes- Maritimes); Handiping (Meyzieu, Rhône); Association Sportive des Handicapés Physiques du Roannais (Roanne, Loire); Tennis de Table Club Mellois (Melle, Deux- Sèvres). Quelques pages personnelles de joueurs : Raynald Riu, Julien Soyer, Vincent Boury (attention, certains liens sont erronés et renvoient sur tout autre chose que du tennis de table!). |