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LE
TENNIS EN FAUTEUIL ROULANT Le tennis est indéniablement le sport le plus populaire... à la télévision ! Découverte de la version fauteuil... |
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Toutes
les photos présentées dans cette page ont été réalisées par Jean- Marc
Chapuis lors des jeux paralympiques d'Atlanta en 1996. Leurs droits
de reproduction sont réservés et soumis à autorisation
préalable. ![]() Les règles
du tennis en fauteuil roulant sont identiques à celles du tennis
debout. Il y a néanmoins deux exceptions notables : la balle
peut rebondir deux fois (le premier rebond doit être à
l'intérieur des limites du terrain ou du carré de service),
et les matches se jouent toujours en deux sets gagnants et éventuellement
"jeu décisif". Lors du service, aucune roue ne doit toucher la
ligne de fond, et le joueur bénéficie de 45 secondes pour
servir. La hauteur du filet est inchangée. Le tennis fauteuil
peut donc se jouer sur la quasi- totalité des courts français...
s'ils ne posent pas de problèmes d'accessibilité.
Les mêmes
coups sont pratiqués : revers, smash, coup droit, service...
Le jeu est plutôt de "fond de court" ; les échanges sont
moins longs, du fait de la difficulté à reculer, qui décourage
les montées au filet. Il est praticable sur tous les courts,
à l'exception de ceux en gazon. La terre battue est une surface
qui ralentit les déplacements du fauteuil. Tout le monde peut
s'asseoir dans un fauteuil roulant et pratiquer le jeu. Toutefois, la
compétition n'est ouverte qu'à deux grandes catégories
de joueurs : les paraplégiques, amputés et polios, répartis
en séries selon leur niveau de jeu ; les tétraplégiques
viennent d'intégrer la compétition mondiale. Les infirmes
moteurs cérébraux ne sont pas admis.
L'utilisation
d'un fauteuil roulant classique est possible, mais un engin spécifique
est recommandé
; celui qui est adapté au tennis comporte parfois seulement trois
roues. La roue avant unique, placée sur un longeron avancé,
augmente nettement la mobilité ; l'éventuelle roue arrière
assure une meilleure stabilité et évite de basculer. L'assise,
très basse, améliore la motricité. Comme vous pouvez
l'imaginer, le déplacement latéral impossible ici doit
être remplacé par une extrême rapidité de
pivotement et une grande vélocité. Une poignée
de maintien, située à la hauteur du genou dans le prolongement
de l'assise, permet de se pencher vers l'avant et de pouvoir se redresser
rapidement; elle est nécessaire aux joueurs dont la musculature
abdominale et dorsale est très faible.
Les tournois
sont difficiles à organiser ; il faut parfois parcourir des
centaines de kilomètres pour rencontrer des adversaires différents.
Le faible nombre de licenciés, et leur dispersion, en sont la
cause. Cette apparente désaffection semble due à la difficulté
de gérer des déplacements rapides, brefs et fréquents
tout en jouant la balle. Il faut un entraînement intensif et rigoureux
pour accéder à la compétition, et c'est en partie
pour cela qu'on y retrouve essentiellement des joueurs qui pratiquaient
précédemment en "valide".
Le tennis-fauteuil
commença à être pratiqué en France en 1981,
quatre ans après l'organisation du premier tournoi officiel (en
1977 aux USA). Les matches se jouent en simples ou doubles non mixte
; ce handisport ne mélange pas encore filles et garçons.
Les pays qui dominent actuellement sont l'Allemagne, la Hollande, l'Australie,
la France et bien sûr les États- Unis. Les derniers championnats
du monde (1999) ont vu la victoire de Ricky Molier (Pays- Bas) contre
l'Américain Steve Welsh. Vous trouverez des informations ainsi
que le classement des meilleurs mondiaux sur le site de la Fédération
Internationale de Tennis ITF (en anglais).
La double
licence est imposée en compétition : Handisport et Fédération
de Tennis. L'affiliation
à un club coûte entre 1.000 et 1.500 FF (152 à 228
euros). Un fauteuil sport vaut environ 15.000 FF (2.286 euros). Jean-
Marc Chapuis, l'un des licenciés de Handisport Marseille, est
venu au tennis après avoir pratiqué le tir à l'arc
durant 15 ans, qu'il trouvait trop statique. Il apprécie le tennis
pour son ambiance conviviale ; il est fréquent d'échanger
des balles, de jouer avec les valides. Depuis peu, d'ailleurs, les matches
mixtes valides- handis sont admis officiellement. Jean- Marc constate
aussi qu'il y a peu de "cabotins" sur les courts, à l'inverse
de l'image renvoyée par les vedettes du tennis debout. Son camarade
Serge Deroux- Dauphin a pratiqué ce sport en compétition
durant une dizaine d'années. Touché par la polio, le tennis
participe à son maintien en forme.
Pour en savoir plus : en l'absence d'un site officiel de sa commission Handisport, vous pourrez vous informer sur les pages de la Fédération Française de Tennis, sur celles de la Commission de la région Sud- Est ou sur celles de son webmestre (qui sont évidemment les plus illustrées!). |