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LE
MUSÉE GUGGENHEIM DE BILBAO Les quatre autres institutions Guggenheim sont installées à New- York, Berlin et Venise... |
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La création du cinquième établissement Guggenheim a donné lieu à de multiples recherches : c'est finalement l'ancienne sidérurgique et polluée Bilbao qui l'a emporté...
Bilbao, c'est
l'ancienne capitale du pays Basque espagnol, fonction détenue
actuellement par Vittoria. Victime de la fermeture des hauts- fourneaux
sidérurgiques, démontés et vendus à l'Inde,
et de la féroce concurrence entre les chantiers navals, cette
ville de 400.000 habitants s'est désindustrialisée. Les
autorités locales tentent pourtant d'en faire un lieu de culture,
d'art contemporain et de congrès en dotant leur cité d'équipements
modernes : un métro réalisé par l'architecte Norman
Foster, un palais des Congrès qui porte le nom du chantier naval
sur lequel il a été bâti (Eskalduna), un nouveau
terminal d'aéroport. L'ouverture, en 1997, du cinquième
musée Guggenheim a parachevé cette volonté au point
que Bilbao y est désormais mondialement identifiée.
Les formes élancées
de la construction ont dû se couler sur un terrain ingrat : des
chais l'occupaient, avec quai de chargement fluvial. L'endroit reste
longé par des voies ferrées et un terminal de déchargement
de conteneurs. Le contraste ente la beauté de l'édifice,
véritable vaisseau intergalactique de titane et de verre, et
son environnement en transformation est très fort. En poursuivant
votre chemin derrière le musée jusqu'au pont en forme
de voile dessiné par Santiago Calatrava, vous aurez une idée
de ce que deviennent les rives du fleuve : un lieu de flânerie
au soleil basque. L'ouest est encore une friche industrielle sur laquelle
de nombreux projets sont à l'étude. Bilbao aura- t-elle
sa "rive de l'Architecture" ?
L'entrée
des personnes handicapées se fait autant au niveau du parking
que côté ville. Dans le premier cas, des places de stationnement
sont réservées au pied du bâtiment, près
des autocars; vous entrez dans le musée par l'accès réservé
aux groupes. Dans le second, vous traversez le bar et vous empruntez
un ascenseur pour descendre au niveau de la billetterie. Les toilettes
sont aménagées. Prêt de fauteuils au guichet de
la consigne. Chaque mois, une visite mensuelle gratuite en Langue des
Signes est organisée. Des audio guides sont disponibles mais
il n'est pas présenté d'oeuvres pouvant être touchées.
Il n'y a pas de réduction tarifaire pour les personnes handicapées.
Vous pourrez déjeuner confortablement au restaurant du musée
mais il vaut mieux réserver une table au préalable tant
il est fréquenté. On y mange correctement mais notez toutefois
que les quantités servies sont proportionnelles au prix : modiques
!
Pourtant, ne
serait-ce que pour "El Guggy", comme l'appellent affectueusement les
autochtones, Bilbao vaut le voyage. Et cette ville en devenir vous réservera
au hasard de ses rues et de ses places d'autres visites intéressantes
: histoire d'y retourner, certainement ! Pour en savoir plus sur le
Musée Guggenheim : www.guggenheim-bilbao.es...
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