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Amener des
journalistes de la presse généraliste à évoquer leur pratique journalistique,
quand ils relatent la vie des personnes handicapées, n'est pas une sinécure...
En cette Année Européenne des Personnes Handicapées, on discute de nombreux
sujets et certains sont plus intéressants que d'autres. L'association
parisienne Handicap
et Intégration avait convié des journalistes de la presse nationale
généraliste et des publications spécialisées dans le handicap à un échange
: comment les médias peuvent- ils participer au changement du regard
porté sur les personnes handicapées et éviter d'amalgamer handicap et
malheur ?
Le journaliste et producteur de programmes télévisés Jack Karsenty a
voulu susciter le débat en amenant autour la table les directeurs de
la rédaction de TF 1, de France 2 et de La Croix, entre autres "calibres"
de la presse nationale. Patatras, quelques heures avant ce café- philo,
tous les journalistes des médias généralistes invités se sont décommandés,
qui pris par une urgence, qui retenu par une réunion.
Résultat : une fois de plus, les personnes handicapées ont discuté entre
elles de la façon dont leur actualité est traitée, n'ayant à se mettre
sous la dent que des représentants de la presse spécialisée. Après l'échec
du Congrès européen Médias et Handicap qui s'est tenu à Athènes en juin
dernier, dans lequel la "délégation" française ne comportait aucun journaliste
de la presse généraliste (lire
cet Editorial), la Mission Française de l'A.E.P.H a annoncé vouloir
organiser un colloque franco- français sur le même thème au printemps
prochain. Il serait même question de l'organiser à Lyon.
Quand on constate les difficultés rencontrées pour faire se déplacer
des confrères à l'intérieur du boulevard périphérique parisien afin
de débattre seulement deux heures du handicap, on se demande vraiment
qui prendra le temps de se rendre dans la Capitale des Gaules. Mais
l'essentiel est peut- être ailleurs...
Laurent Lejard, septembre 2003
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