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| Privée
de loisirs ? Chloé, infirme motrice cérébrale, est privée d'admission en centre de loisirs dans une commune alsacienne qui proclame pourtant faire beaucoup pour les personnes handicapées... |
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Illkirch-Graffenstaden
est une banlieue résidentielle de Strasbourg. La municipalité a signé,
parmi les premières en France, une charte Ville et Handicap. De multiples
travaux destinés à améliorer l'accessibilité ont été effectués, un guide
présente les activités accessibles ou adaptées. Alors, comment comprendre,
dans un contexte aussi favorable, que des enfants handicapés se voient
refuser leur admission en centre de loisirs ? C'est ce qui arrive à
trois enfants de la commune, dont Chloé Cardoner, une fillette âgée
de six ans et qui voudrait bien rester avec sa soeur durant ses moments
de loisirs. Ce qui laisserait également un temps de répit hebdomadaire
aux parents. Une première demande a été présentée au printemps, pour
que Chloé soit accueillie durant le mois de juillet, premier refus.
Le Maire, Jacques Bigot, estimait que les conditions n'étaient pas réunies
pour que l'enfant soit intégrée aux autres, qu'elle puisse participer
aux activités sans être mise à l'écart. Les parents avaient pourtant
trouvé un accompagnant aidant, fourni et pris en charge par la Jeunesse
au Plein Air (J.P.A), organisme
national qui conduit des actions de loisirs en intégration.
Et voilà qu'à
la veille des vacances de Toussaint la première adjointe au Maire,
Jacqueline Pack, écrit aux parents de Chloé pour les informer de l'accord
de la municipalité à l'inscription de la fillette... pour ces mêmes
vacances de Toussaint, à titre expérimental, et si le centre de loisirs
trouve une personne pouvant renforcer l'équipe éducatrice. Quasiment
la veille pour le lendemain. "Croyez vous que nous pouvons vivre avec
des incertitudes ?", clame la mère de Chloé, Sonia Cardoner.
Pris de court, les parents ne peuvent accepter l'essai proposé sans
risquer un conflit avec l'employée qui garde la fillette. C'est le Maire
qui a décidé que cet essai serait effectué, sans attendre que les groupes
de travail aient rendu leur conclusion. Lassé de ce qu'il qualifie "d'instrumentalisation",
estimant que le combat acharné de Sonia Cardoner pour imposer ici et
maintenant la loi d'égalité et des chances des personnes handicapées
à coup de communiqués à la presse et de mobilisation associative risque
de créer une situation de blocage. Mais comment faire autrement lorsque
la première réponse n'est pas : "voyons ensemble comment on peut faire"...
mais simplement : "non" ? |