Top
Accueil Mél News Espaces Vie pratique Tribus Emploi Archives de cette rubrique RSS
  Une association disparaît.
  "A chaque handicapé son association", dit-on parfois ironiquement. Quelques Alsaciens prouvent pourtant que l'union des volontés est préférable à la dispersion des ambitions.

Lecture de cette page par la synthèse vocale de ReadSpeaker.

Nous l'annoncions récemment, l'Association pour le développement de la recherche sur les études des cellules rétiniennes et leur transplantation (ADRET) a décidé de fusionner au sein de Retina France. Les efforts de cette association nationale pour unifier les organisations qui oeuvrent en faveur de la recherche en ophtalmologie ont rencontré la volonté des dirigeants de l'ADRET, basée en Alsace, de mettre en commun leur volonté, leurs moyens et leurs idées. Il devrait en résulter une meilleure synergie sur le plan national, même si deux autres associations occupent encore le terrain de la rétinite pigmentaire.

Jean Kuhn, co-fondateur et vice-président de l'ADRET, avait créé cette association pour contribuer au financement d'un laboratoire alors installé à Strasbourg : à coup de bals, de concerts et de courses, l'ADRET a pu financer jusqu'au tiers de l'équipe du professeur José Sahel. Mais Jean Kuhn le dit lui- même : "comment voulez-vous faire comprendre aux gens que deux initiatives organisées le même jour à huit kilomètres de distance par deux associations différentes ont pour but de financer les mêmes programmes de recherche ?". Jean-Jacques Frayssinet, président de Retina France, précise : "nous allons vers des regroupements d'associations par thèmes d'actions. Celles qui resteront seules sont condamnées".

Ces regroupements ont été constatés dans le cadre de la lutte contre les maladies rares ; elles ont trouvé dans le réseau Orphanet un très bon outil de communication et d'échange, elles y ont gagné une visibilité publique et le début d'un droit de cité. Quant aux polios, leurs deux grandes associations nationales ont fusionné l'an denier (précisons toutefois qu'elles avaient le même président et que la maladie est considérée comme éradiquée en France, ça aide un peu).

Il reste notamment aux sclérosés en plaques, aux traumatisés crâniens, aux blessés médullaires, aux sourds, à faire l'effort de se comprendre et d'accepter leurs différences de points de vue afin d'engager un véritable combat contre la multiplication des associations qui prétendent forcément toutes venir en aide aux personnes handicapées. On nous enseigne à l'école que l'union fait la force : quelques dirigeants associatifs ont bien fait de s'en souvenir, et ils méritent amplement notre Top !



Laurent Lejard, avril 2001




| ACCUEIL | MÉL | NEWS | ESPACES | VIE PRATIQUE | TRIBUS | NEWSLETTER | EMPLOI | ARCHIVES |


| ISSN 1777-5191 | Informations légales | Plan du site |

© Yanous! 2001. Reproduction et diffusion interdites sans autorisation.


Fin de page