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Impasse
éducative. L'école peine à respecter le droit des enfants sourds, exprimé également par leurs parents, à choisir librement leur mode de communication... |
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La rentrée
scolaire est passée mais les difficultés demeurent pour les jeunes sourds
et malentendants scolarisés : les établissements scolaires disposant
des moyens techniques et humains nécessaires sont rares et mal connus.
Interrogée sur ce point, la plate-forme téléphonique d'information Aide
Handicap Ecole, créée par le Ministère de l'éducation nationale,
n'a pas de réponse. L'enjeu est pourtant de taille : les jeunes sourds
ont-ils un droit égal aux autres d'accéder au savoir et à la connaissance,
de s'émanciper par l'instruction, de s'intégrer par la maitrise conjointe
du français écrit et de la langue qu'ils ont choisie ? Ce libre choix
du mode de communication est inscrit dans la loi de février 2005 d'égalité
des droits et des chances des personnes handicapées, et pour les associations
de parents d'enfants sourds, il est loin d'être respecté par l'Education
Nationale, ce qui les a conduites à manifester à Paris et dans d'autres
villes de France le 29 septembre dernier.
"Le choix du
mode de communication appartient aux parents, rappelle le président
de la Fédération Anpeda, André Cuenca.
Ils doivent avoir les moyens de le mettre en oeuvre. La loi de février
2005 est bien loin d'être appliquée, par manque d'aides techniques et
humaines qualifiées qui connaissent les modes de communication, et il
n'y a pas encore, pour les jeunes sourds, de scolarité comme les autres".
André Cuenca estime pourtant que le projet scolaire des élèves
sourds peut être identique à celui des autres. Mais pour qu'il soit
mis en œuvre, que leur enfant apprenne à l'école, des parents sont obligés
de payer de leur poche certaines aides comme des codeurs L.P.C ou des
interprètes L.S.F effectuant du soutien scolaire; certains s'endettent.
"Une A.V.S affectée à une enfant sourde et qui ne sait rien de la surdité,
ça ne sert à rien ! s'insurge André Cuenca. Rien n'est mis en place,
les enseignants ne sont pas formés à la surdité, les 60 heures de formation
des A.V.S ne sont pas suffisantes. De plus, on ferme des écoles qui
avaient des structures d'accueil". Il rappelle que les associations
ont été très impliquées dans l'élaboration de la loi, et que la P.C.H
devait permettre de couvrir le déficit en aides extrascolaires, ce qui
n'est pas appliqué par les M.D.P.H. Et constate le flou qui entoure
le "plan métiers" en cours d'élaboration par la Secrétaire d'Etat à
la solidarité, Valérie Létard, et qui est notamment destiné à stimuler
l'accès aux professions liées au handicap. André Cuenca reste ferme
sur ce principe : "Que les parents aient le droit de choisir le mode
de communication de leur enfant, un choix qui évolue dans le temps et
qui doit être respecté".
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