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En
France, en janvier 2006, une jeune femme âgée de 22 ans est victime
en qualité de passagère d'un très grave accident de la circulation.
Les séquelles occasionnées par son accident sont gravissimes.
Depuis lors, elle est tétraplégique. Compte-tenu de l'importance
de ses lésions, elle a vécu jusqu'à fin 2008 dans un centre de
rééducation fonctionnelle pour la prise en charge rééducative
de fractures étagées du rachis cervical, compliquées d'une tétraplégie,
avant de regagner son domicile et de retrouver sa famille à laquelle
elle est très attachée. En octobre 2006, lorsque son avocat spécialisé
la rencontre pour la première fois, elle n'avait reçu en 10 mois
de la compagnie d'assurance adverse, qu'une très faible provision
de 4.000€. Elle était inquiète pour son avenir et avait du mal,
seule dans un centre de rééducation, à comprendre ses droits.
Elle confiait alors la défense de ses intérêts à l'avocat spécialisé,
qui a mis en place immédiatement la procédure de référé ainsi
que l'assistance d'un médecin-conseil aux victimes, pour l'accompagner
tout au long de la procédure. Dans un premier temps, le dialogue
fut malaisé, il fallait que la jeune femme s'habitue à son avocat
et réciproquement, que le courant passe pour arriver ensemble
à rétablir ses droits, à revivre sa vie. L'avocat se rendait au
Centre pour discuter avec sa cliente.
C'est ainsi que le Juge des référés du Tribunal de Grande Instance
de Pontoise fut saisi par l'avocat, à l'effet de solliciter la
désignation de deux experts judiciaires, l'un médical, l'autre
pour se prononcer sur le logement adapté, les aides techniques,
le véhicule adapté, et pour allouer une provision conséquente
à la victime. En décembre 2006, le Juge des référés désignait
deux experts judiciaires, l'un médecin, l'autre architecte, et
condamnait la compagnie d'assurance à verser à la jeune fille
une provision de 120.000€.
Le médecin expert déposait un premier rapport en juin 2007, qui
constatait que l'état de la victime n'était pas consolidé. Lors
de cette expertise judiciaire, l'avocat spécialisé et le médecin-conseil
de la victime l'assistaient. En octobre 2007, la juridiction de
référé était à nouveau saisie. Une provision complémentaire très
importante fut réglée à la victime.
L'expert architecte, après avoir convoqué les parties, discuté
avec la victime et son avocat, les parties adverses, leurs avocats
et technicien, déposait son rapport en septembre 2007 sur l'évaluation
du logement adapté, des aides techniques, et du véhicule adapté.
Ces postes de préjudices sont en l'espèce essentiels. Après un
deuxième rendez-vous d'expertise judiciaire médicale, au cours
duquel la victime était à nouveau assistée de son avocat et de
son médecin-conseil, et après discussion avec la partie adverse,
l'expert médical déposait son rapport en mars 2008. Il retenait
notamment, un taux d'Incapacité Physique Permanente de 85% et
une assistance par tierce personne 24 heures sur 24, 7 jours sur
7. Le rapport de l'expert architecte retenait une adaptation du
logement avec travaux provisoires et définitifs, des aides techniques
et l'acquisition d'un véhicule adapté.
Fin 2008, l'état de santé de la jeune femme lui permettait enfin
de quitter définitivement le centre de rééducation fonctionnelle
qui lui avait prodigué des soins attentifs. Elle avait bénéficié,
au sein du centre, d'une rééducation lourde par kinésithérapie
et ergothérapie. En avril 2008, le dossier était en l'état. L'avocat
spécialisé saisissait immédiatement le Tribunal de Grande Instance
de Pontoise, à l'effet de solliciter la réparation intégrale de
l'entier dommage de sa cliente. Les défendeurs étaient tenus à
réparation de tous les préjudices subis par cette victime par
application des dispositions de la loi du 5
juillet 1985.
D'importantes et longues conclusions, de nombreuses pièces furent
échangées devant le Tribunal entre les parties. La compagnie d'assurance
du responsable refusait de régler les sommes demandées par l'avocat
spécialisé pour sa cliente, au titre de la réparation de son dommage
corporel, et sa famille, au titre du préjudice moral et préjudice
matériel. Le désaccord portait, également, sur l'application du
barème de capitalisation et sur le doublement des intérêts. L'audience
de plaidoiries, en novembre 2009, permit à l'avocat spécialisé
de plaider longuement les demandes de sa cliente, et notamment
le barème de capitalisation.
Par jugement définitif rendu en janvier 2010, le Tribunal de Grande
Instance de Pontoise jugeait, notamment, que la tierce personne
était de 24 heures sur 24 heures, représentant un montant capitalisé
de plus de 4.200.000€, soit une rente viagère et révisable de
plus de 39.000€ par trimestre. A cette évaluation de la tierce
personne s'ajoutait un capital de plus de 1.900.000€. La victime
a été entendue par le Tribunal, la majeure partie de ses demandes
a été retenue, même le barème capitalisé de la Gazette du Palais.
Ainsi la victime, après avoir saisi la Justice fin 2006, obtenait
entière satisfaction et de manière définitive en janvier 2010.
Ce fut un long procès. L'avocat spécialisé a tout fait pour obtenir
satisfaction pour sa cliente et pour raccourcir à son niveau les
délais de procédure. Ce jugement définitif va enfin permettre
à la jeune femme de vivre sans les angoisses que lui ont occasionnées
un procès pour elle déterminant, qu'elle a dû subir et a pu surmonter
avec l'aide de son avocat.
Il faut toujours croire en ses droits et les faire valoir. L'avocat
spécialisé a eu la chance d'obtenir pendant toutes ces années
la confiance totale de sa cliente et de sa famille. Les échanges
ont été riches et le resteront...
Catherine
Meimon Nisenbaum,
Nicolas Meimon Nisenbaum,
avocats à la Cour,
octobre 2010.
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