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Normand
originaire de Falaise (Calvados), âgé aujourd'hui de 44 ans, Michel
Boudon se définit comme "papa au foyer". Il vit à Trilport, commune
de Seine-et-Marne proche de Meaux, une "petite ville à la campagne"
dont il est tombé amoureux, et où il habite, dans une maison
individuelle, depuis une vingtaine d'années : trois ans après l'accident
qui a entraîné une double amputation au-dessous du genou. À ce premier
handicap se sont ajoutées les séquelles d'un cancer qui l'obligent désormais
à se déplacer en fauteuil roulant.
Président de
Trace +, une association de
promotion du vélo adapté, il va prochainement passer la main, les activités
étant reprises par une autre association de l'Essonne. "Mes fonctions
de maire-adjoint, et le judo, ne me laissent plus assez de temps pour
m'occuper de l'association. La pérennité des actions sera quand même
assurée". Il pratique le ju-jitsu en fauteuil roulant et le judo en
technique
au sol. Michel Boudon a été le premier judoka handicapé
moteur français à accéder à la ceinture noire, au terme d'un
parcours intensif de deux années de travail, à raison de quatre à six
heures d'entraînement quotidien : "J'ai travaillé avec Jean-Claude Prieur,
ancien directeur technique fédéral du judo à la Fédération Française
Handisport. On a cherché une solution technique pour adapter un kata
pour que je prépare ensuite les différents grades. Ma ceinture noire
ouvre de nouveaux horizons aux pratiquants handicapés, elle est reconnue
par la fédération internationale de judo". Une réussite dont il tire
une fierté comparable à l'amour qu'il porte à sa ville. |