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| Frédéric
Bouscarle. Jeune sourd oraliste âgé de 27 ans, il a créé au sein de l'U.M.P un mouvement regroupant des militants handicapés, Handi Pop'. Il explique les raisons de son engagement politique. |
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"Par ma famille,
j'ai toujours été à droite. Mon père est chef d'entreprise, il était
membre du Rassemblement Pour la République [R.P.R ancêtre de l'Union
pour un Mouvement Populaire N.D.L.R]. Mon père, je l'ai toujours entendu
dire qu'il n'y avait rien pour les personnes handicapées : l'orthophonie,
mes appareils auditifs étaient à sa charge. À l'adolescence, j'ai commencé
à m'intéresser à la politique. Au collège, le père d'un copain se présentait
aux élections municipales dans le Var, à Six Fours les Plages, je me
suis dit pourquoi ne pas m'engager ?"
"Je suis
très bien perçu au sein du parti, Handi Pop' compte actuellement 350
adhérents, on traite tous les sujets. Moi je veux faire avancer les
choses sur le handicap au sein de l'U.M.P. On va au-delà des clivages,
on fait des pique-niques, on s'organise. Xavier Bertrand, Valérie Pécresse,
Jean-François Lamour, Gilbert Montagné adhèrent à la démarche. Le mouvement
s'est structuré, il a été immédiatement reconnu par Nicolas Sarkozy
durant la campagne électorale. Son directeur de campagne, Olivier Ubéda,
m'a missionné pour rendre accessibles les meetings électoraux : création
d'un espace réservé aux personnes en fauteuil roulant, personnels détachés
pour l'accueil des personnes handicapées pour les conduire et les guider,
deux interprètes en langue des signes dans tous les meetings de Nicolas
Sarkozy. Il faut se battre : quand on a un handicap, c'est un combat
pour la vie, mais la vie peut être plus facile quand on est écouté par
des hommes politiques. Mes attentes : je me suis senti citoyen à part
entière à l'U.M.P, on m'a pris au sérieux. Je veux aller plus
loin, par exemple pour les élections municipales, et me confronter aux
électeurs. Pour moi, c'est une superbe expérience. J'ai toujours été
bien reçu, j'avais un écran à ma disposition pour suivre avec sous-titrage
le débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Ils ont compris que
j'étais là pour m'investir et apporter, pas pour prendre une place.
Et pour que les personnes handicapées fassent partie de la vie politique". |