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  L'apprentissage, c'est possible pour tous !
  Accéder à un emploi public après avoir acquis un diplôme professionnel est une voie fiable mais encore peu empruntée par les jeunes handicapés, alors qu'elle procure professionnalisme et autonomie financière. Présentation.


 

          Dans l'esprit du public, l'apprentissage a encore trop l'image de "l'arpète" qui trime chez un artisan. La réalité est évidemment tout autre : cette voie de formation professionnelle qui mixe cours théoriques et application en emploi débouche sur des diplômes d'État, des métiers reconnus et attrayants, tout en procurant à l'apprenti le début de son autonomie puisqu'il est salarié tout au long de son contrat. "J'y vois une double vocation, explique Ursula Paturel, Référente handicap du Bureau de la Prévention des Risques Professionnels du Centre d'Action Sociale de la ville de Paris. D'une part se former y compris en acquérant un diplôme d'État, c'est particulièrement intéressant pour les travailleurs handicapés. Deuxième argument, l'apprentissage est un bon moyen d'entrée dans la fonction publique. Si tout se passe bien, il existe une possibilité que cela débouche sur un recrutement au terme de la formation. Pour nous, l'intérêt est de repérer des jeunes qui correspondent à nos métiers, et aussi de lutter contre les préjugés. L'apprentissage démontre les capacités." Avec de sérieuses garanties : c'est un Centre de Formation des Apprentis qui assure les cours théoriques, éventuellement en partenariat avec des établissements d'enseignement, propose des postes en entreprise, et un maitre d'apprentissage supervise l'ensemble.

C'est ce que vit Celia Peuke, 23 ans, apprentie Conseillère en économie sociale et familiale, une formation de trois ans sanctionnée par un diplôme d'État équivalent licence : "J'ai toujours voulu faire de l'apprentissage, en pesant le pour et le contre. En Brevet de Technicien Supérieur, on effectue en tout quatre mois de stage en deux ans, alors qu'en apprentissage, je suis trois semaines en structure et une au lycée. Il y a une grande différence entre l'enseignement théorique, qui repose sur des intervenants extérieurs, et l'acquisition de connaissances et d'expérience en milieu professionnel." Celia Peuke a pu apprécier les différences, elle a débuté en BTS sa formation en économie sociale et familiale avant de basculer pour la dernière année sur un contrat d'apprentissage qui s'achèvera en septembre 2017, avec de très bonnes chances d'obtenir à la fois son diplôme et potentiellement un poste au Centre d'Action Sociale de la ville de Paris qui la fait actuellement travailler dans un Centre d'hébergement et de réinsertion sociale. Elle y traite la diversité des situations de personnes précédemment sans abri, qui trouvent dans cet établissement un logement et des moyens de reprendre pied dans la vie sociale et professionnelle.

 

Image : Celia Peuke.
 

"Les usagers savent que je suis apprentie, tous me considèrent comme une professionnelle, poursuit Celia Peuke. Et il n'y a pas de regard particulier sur mon handicap". Elle vit en effet avec des séquelles d'hémiplégie néonatales pour lesquelles elle a trouvé ses stratégies de contournement, même si la question de l'adaptation de son poste de travail avait été posée. "L'aménagement du poste de travail est étudié dès l'accueil du salarié, complète Ursula Paturel. Il peut être compliqué par le temps administratif de traitement de la demande, il doit être travaillé bien en amont."

L'apprenti est en effet un salarié, il a droit à cette adaptation qui est financée par le Fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées dans la fonction publique. Avec un salaire, un jeune handicapé sans expérience professionnelle accède plus facilement à une vie autonome, premier pas vers l'indépendance. Toutefois, si un adulte handicapé peut postuler à un contrat d'apprentissage à tout âge, Ursula Paturel estime que cette filière s'adresse surtout aux jeunes : "C'est un dispositif de formation initiale. Je ne crois pas que ce soit un moyen de reconversion professionnelle, la grande masse des apprentis en CFA a moins de 26 ans. Souvent, les jeunes pensent que l'apprentissage n'est pas possible, alors que c'est le contraire. C'est à mon sens une vraie richesse que d'accueillir des apprentis."


Yanous.com en partenariat avec le Fonds pour l'Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique (FIPHFP), juin 2017.


(Re)lisez l'artcile précédent : "Emploi : quand parler du handicap ?"

 

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