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Braille et
informatique pro Il existe peu d'adaptations logicielles à finalité professionnelle et peu d'organisations travaillant sur ce domaine. Parmi elles, voici quelques travaux récents d'une association et d'une université... |
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L'accès à
l'informatique des personnes aveugles est assuré par des logiciels (Jaws,
Speakey, Supernova)
qui pilotent les fonctions des applications, mais certains domaines
d'activités nécessitent des adaptations spécifiques. Peu de produits
existent en version française pour des usages particuliers, comme les
mathématiques, la géométrie ou la musique. La
Mission Handicap de l'Université Claude Bernard, à Lyon est l'une
des rares structures à étudier et réaliser des applications informatiques
destinées aux aveugles. Elle a notamment participé au projet Euphonie
et à BraMaNet, en étroite collaboration avec l'Association
Valentin Haüy.
Il semble que
plusieurs projets, lancés ces dernières années, n'aient pas été menés
à terme: c'est le cas d'Euphonie, dont le développement a été
interrompu il y a deux ans. Il s'agit d'un didacticiel d'apprentissage
du clavier Azerty de 105 touches, destiné à faire acquérir une maîtrise
complète du clavier pour accéder à un usage dactylographique. C'est
un stagiaire au sein de la Mission Handicap de Lyon 1 qui avait travaillé
à sa programmation; une fois les subventions épuisées, le développement
a été interrompu. Un état d'achèvement provisoire est téléchargeable
gratuitement pour ceux qui disposent de la première version d'Euphonie,
mais Christian Coudert (AVH) nous précise que la version finale est
loin d'être réalisée: de nombreuses leçons sont à ajouter, des bugs
à supprimer.
Les éditeurs
de logiciels grand public semblent peu s'intéresser au micro- marché
que constituent les applications destinées aux aveugles, mais sont-
ils sollicités ? Les développeurs d'applications spécialisées travaillent
généralement dans un cadre universitaire sur des contenus en "open source",
des logiciels libres. Comme Fréderic Schwebel, "militant extrémiste
du libre" comme il se définit lui- même, bien qu'il utilise encore
Visual Basic de Microsoft pour programmer. Cette volonté d'indépendance
vis- à- vis des acteurs industriels, envisagée également par Dominique
Burger pour le projet de cartable électronique Vickie,
contraint les chercheurs à recourir à l'argent public pour leurs travaux.
Cette philosophie, qui comporte sa part de dogmatisme, a un prix, et
c'est la collectivité qui le paie... |