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Le
grand atout de la nouvelle Citroën
C5 réside dans le système de suspension Hydractive III+ : il fait
disparaître la plupart des cahots de la route et procure un confort
d'exception, sans tangage ni roulis : finis les désagréments que les
passagers arrières connaissaient sur les DS et CX !
La voiture semble se déplacer au-dessus de la route et seuls les cassis,
dos-d'âne et déformations de la chaussée peuvent rompre cette impression
de rouler en Pullman. Réglable en hauteur sur quatre positions, le système
se recale automatiquement en position routière dès que l'on dépasse
les 40 km/h. Cette position est celle que le véhicule adopte au démarrage,
et qui offre le confort maximum. Pour les chemins et les routes trop
déformées, le conducteur dispose de deux positions de rehaussement de
la caisse, qui augmentent la garde au sol et durcissent les suspensions,
fonction à utiliser pour des passages difficiles à une vitesse inférieure
à 40 km/h. La position surbaissée améliore le chargement du coffre.
En position route, on sent peu les pavés, la voiture est d'une parfaite
stabilité sur autoroute et route à bon revêtement : une invitation au
repos, d'autant que l'insonorisation très poussée fait presque disparaître
les bruits de roulement et du moteur. Le diesel V6 de notre modèle
de démonstration en devient même plus silencieux qu'un moteur
essence !
La puissance de ce diesel 6 cylindres de 2,8 L de cylindrée s'affranchit
aisément des quelques 1.800 kg de la voiture... Mais attention, une
fois lancée, ne comptez pas sur le frein moteur ni le rétrogradage pour
décélérer efficacement, du fait du poids du véhicule et de l'inertie
de la mécanique. Surdimensionné, ce diésel qui développe 208 chevaux
offre une nervosité appréciée lors des dépassements sur route et un
kick-down efficace. La boite automatique enchaine en souplesse
les six rapports, avec parfois des à-coups désagréables au démarrage.
Les vitesses peuvent également être passées au levier qui, c'est inhabituel,
ressemble à celui d'une boite mécanique avec son gainage souple en cuir
(sur notre modèle).
Seul bémol important, le système de navigation GPS NaviDrive s'avère
décevant : le bouton rotatif de commande est trop sensible, obligeant
à répéter les actions, et l'algorithme de calcul des itinéraires courts
semble peu performant. Le positionnement de l'écran, éloigné du champ
visuel du conducteur, rend le guidage visuel délicat.
Confort. Conducteur et passager avant sont gâtés dans ce modèle
haut-de-gamme : sièges réglables dans toutes les positions mécaniquement
ou électriquement, chauffants et enveloppants (massant côté
conducteur), accoudoir central abritant un rangement porte-canette,
réglage séparé de climatisation. À l'arrière, les passagers doivent
se satisfaire d'une banquette fixe et d'une arrivée d'air sur le montant
de portière; ils peuvent toutefois se protéger du soleil et s'isoler
du monde extérieur au moyen de rideaux occultant les vitres et la lunette
arrière, et disposent d'un large accoudoir et d'appuie-tête réglables
: un petit salon roulant invitant à la sieste...
Accessibilité. Les portes avant et arrière ont le même angle
d'ouverture (80° environ) mais l'accès demeure, comme pour pratiquement
toutes les berlines, plus facile aux places avant qu'à l'arrière.
La lacune à franchir atteint une quarantaine de centimètres, et certaines
personnes paralysées auront besoin d'une planche de transfert. On peut,
pour un passager, réduire l'éventuelle lacune verticale en sélectionnant
la position surbaissée ou l'une des deux relevées; cela n'est pas possible
pour le conducteur, puisque que l'on ne peut agir sur la hauteur des
suspensions que lorsque le moteur tourne. Le vaste coffre accueille
aisément un fauteuil roulant plié et des bagages. Le dossier de la banquette
arrière se replie 1/3-2/3, offrant encore davantage de rangement.
Conduite. Attention : boutons ! Très bien équipée, la C5 comporte
de nombreuses commandes sur son tableau de bord et sur le volant : lecture
du mode d'emploi indispensable pour tirer tout le parti du véhicule
! Toutefois, de nombreuses fonctions sont automatiquement actives, tels
l'allumage des feux, l'essuyage du pare-brise, le repli des rétroviseurs
extérieurs, et l'on peut se contenter de ce "service minimum" tout
en utilisant une bonne partie du potentiel du véhicule. La direction
est souple et précise sur sol sec comme sur route mouillée, et une fois
que l'on a assimilé un gabarit qui semble plus imposant qu'il ne l'est
en réalité, conduire redevient un plaisir...
Jacques Vernes, juin 2008.
Essai réalisé dans le département du Loir-et-Cher avec une C
5 diésel 6 cylindres HDi 208, boîte automatique 6 vitesses autoadaptative
à commande séquentielle. Parcours autoroute et route de 515 km effectué
à une vitesse moyenne de 82 km/h et une consommation moyenne de 8 L
aux 100 km.
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