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Après une version
2 discutable, le design de la version 3 de la Renault
Laguna, plus fluide à l'avant mais à l'arrière encore brutal, devrait
lui valoir un meilleur intérêt du public familial auquel elle est destinée.
Avec ses 4,70 mètres de longueur, elle est encore utilisable en ville,
mais c'est sur route qu'elle offre l'essentiel de ses qualités au conducteur
comme aux passagers, d'autant que la version diesel Dci 2 litres développant
150 chevaux est équipée d'une nouvelle boîte de vitesse automatique
à six rapports qui allie confort et performance.
La prise en main du véhicule est rapide si l'on est familiarisé avec
le système de démarrage "mains libres", initié par Renault et repris
depuis par d'autres constructeurs : pas de clé de contact mais une carte
que l'on peut conserver sur soi, qui sert à la fois au déverrouillage
des portes et au démarrage de la voiture qui s'effectue en appuyant
sur un bouton. Parmi les innovations qui déroutent un peu au début,
le frein à main mécanique remplacé par une commande électrique déverrouillable
: par défaut, ce frein est automatiquement actionné lors de l'arrêt
complet du véhicule, même en position P sur la boite automatique.
Les autres automatismes, nombreux et qui facilitent agréablement la
conduite, sont eux aussi déverrouillables : allumage automatique des
feux dans l'obscurité, déclenchement des essuie-glaces par détection
de pluie, rabattement des rétroviseurs lors du verrouillage de la voiture,
aide au parking avant et arrière, etc. On apprécie particulièrement
ce déverrouillage lorsque les signaux sonores avant et arrière de l'aide
au parking fonctionnent simultanément lors d'un créneau, et que l'on
s'y perd un peu...
Accessibilité. L'accès aux places avant est aisé, facilité par
une large ouverture des portes, proche de l'angle droit, et leur longueur
réduite : on peut, en fauteuil roulant, rentrer dans la voiture même
si l'espace disponible a été réduit par une autre stationnée trop près,
l'entrée à bord étant possible tant que l'on dispose de suffisamment
de place pour se glisser entre les deux véhicules. La lacune entre les
sièges avant et un fauteuil roulant apparaît franchissable sans planche
de transfert, d'autant que les hauteurs des sièges de la voiture et
de l'assise d'un fauteuil roulant standard sont identiques.
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Hélas,
comme la plupart des berlines, l'accès aux places arrière est
pratiquement impossible pour une personne paralysée, du fait d'un
angle réduit d'ouverture des portes et de l'emprise des passages
de roues arrière. Le vaste coffre embarque aisément un fauteuil
roulant manuel et laisse de la place pour quelques sacs; la tablette
amovible et la banquette arrière rabattable procurent davantage
d'espace si nécessaire.
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Confort.
Le confort des occupants est soigné, à l'avant plus qu'à l'arrière toutefois,
et l'insonorisation de la voiture est remarquable, rare sur un modèle
de milieu de gamme : on peut vraiment profiter du système audio, dont
les haut-parleurs sont répartis dans l'habitacle, sans forcer le son
et tout en tenant une conversation à voix normale, le tout en vitesse
de croisière sur autoroute. Le moteur diésel ne se fait guère remarquer
qu'à froid, à petite vitesse, et on oublie rapidement ses a priori
sur le bruit et la mollesse qui collent encore à ce type de motorisation
dont les progrès sont réels. Alliée à une climatisation efficace, cette
insonorisation poussée contribue nettement à un voyage agréable et déstressant.
Si l'on opte pour le toit vitré panoramique, qui couvre les places avant
et arrière, l'habitacle est alors baigné d'une lumière que l'on peut
moduler grâce à un rideau et un occulteur. Ce toit vitré est également
ouvrant.
Conduite. Cette Laguna 3 s'avère facile à conduire, mais il convient
d'être attentif, la souplesse de la direction assistée se transforme
en une tendance à flotter sur route mouillée, donc conduite à deux mains
de rigueur sous la pluie !
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Le grand
avantage de cette version diesel automatique réside dans l'adéquation
moteur et boîte 6 vitesses, et là encore, la souplesse est au
rendez-vous. Les passages de rapport sont presque imperceptibles,
la boîte restant performante au kick down qui procure une
nervosité proche d'un modèle à version essence; selon le constructeur,
les performances de la motorisation essence équivalent au diesel
150 chevaux sont très proches. On peut conduire au levier, par
impulsions successives, notamment pour décélérer en souplesse
et sans les à coups des boîtes de vitesse automatique à quatre
rapports. Cela ne l'empêche toutefois pas de subir un malus
écologique de 750€ qui s'ajoute aux presque 30.000€ de la version
de base...
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Jacques Vernes,
mai 2008.
Essai réalisé dans le département du Calvados, sur un parcours
mixte autoroute (50%), route et ville, 850 kilomètres effectués avec
un plein de 66 litres soit 7,2 litres aux 100 kms et une vitesse moyenne
de 63 kms/heure. La consommation relevée est identique à celle des données
du constructeur.
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