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On l'avait repéré lors de sa présentation en première
mondiale à l'occasion du salon Autonomic Paris de juin 2006, le fauteuil
tout-terrain SuperFour, du constructeur allemand de fauteuils roulants
Otto Bock, sera
commercialisé en décembre 2006. Voilà un engin qui n'a pas peur des
côtes approchant les 40°, et qui devrait pouvoir circuler sur tous
les terrains, en campagne, en montagne, dans les forêts, etc. Il dispose
en effet d'une double motorisation électrique et thermique pour une
autonomie de 200 km. Si, par souci écologique ou obligation réglementaire,
l'utilisateur ne peut employer un véhicule à moteur à explosion dans
un espace naturel, la traction électrique devrait lui permettre d'effectuer
la randonnée qu'il souhaite.
Côté technique, quatre roues motrices et directrices à suspension indépendante
et débattement de 13 cm. L'engin, qui a un look de quad mâtiné
de buggy avec ses arceaux et son cockpit de protection, s'avère particulièrement
confortable : le passager s'installe dans un fauteuil en cuir à assise
réglable électriquement, équipé d'une ceinture croisée de sécurité,
qui s'avance et s'abaisse pour faciliter le transfert. A l'arrière,
un bras motorisé sur vérin permet d'accrocher un fauteuil manuel, opération
qui semble toutefois irréalisable par un paraplégique (prévoir d'être
aidé). La puissance motrice est réglable, en mode thermique comme électrique.
Le véhicule est commandé par un joystick, qui oppose une légère inertie
mais s'avère rapidement d'une grande efficacité. Le SuperFour est assez
manoeuvrant, même si son gabarit dépasse largement celui d'un fauteuil
roulant électrique. Il est équipé de phares halogènes pour circuler
de nuit. Bridé à 10 km/h, il procure néanmoins une sensation
de vitesse que l'on ressent parfaitement. Le SuperFour devrait enthousiasmer
les amoureux de la nature prêts à débourser... 32.000€.

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Autre
engin roulant du même constructeur, le fauteuil électrique verticalisateur
de loisirs Para Mobile qui se décline en trois versions : Para
Family, Para Scout, Para Golfer. Piloté par un joystick, l'engin
se révèle extrêmement maniable, le joystick réagissant instantanément
aux impulsions qui lui sont données du bout d'un doigt. Avec ses
deux roues avant et son unique roue arrière, il peut aisément
tourner sur place ou partir en dérapage contrôlé ! Il a été spécialement
conçu pour les activités sportives, notamment la pratique du golf
(testé sur des pentes à 30° avec inclinaison latérale de 17°),
le système de verticalisation ayant été renforcé pour éviter la
torsion générée par le mouvement du swing. Prévoyez, là
encore, de casser votre tirelire puisqu'il vous faudra débourser
22.000 € pour vous équiper de ce superbe fauteuil qui peut foncer
à 35 km/h...
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Les constructeurs
japonais sont à la pointe du progrès en matière d'adaptation des véhicules
au besoin de mobilité des personnes handicapées physiques. Hélas, leurs
modèles adaptés ne sont jamais importés sur le marché français, et c'est
ce qui risque d'arriver avec la Cuore Selfmatic de Daihatsu.
Il s'agit pourtant de la seule voiture japonaise équipée en standard
d'un fauteuil roulant qui remplace le siège conducteur et qui s'extrait
automatiquement du véhicule équipé de commandes d'accélération freinage
à la main. Le siège permet à son utilisateur de se déplacer comme sur
un fauteuil roulant manuel. Certes, il est un peu lourd et encombrant,
mal adapté à un déplacement prolongé sans aide, mais il est suffisant
pour rejoindre son domicile, faire quelques achats en ville, rendre
une visite, etc.
Cet équipement semble surtout adapté au gabarit (modeste) des japonais
: pour qu'il soit utilisé en France, il sera nécessaire de le modifier
pour tenir compte de la morphologie locale : en effet, lors de la manoeuvre
de pivotement, les genoux du conducteur touchent le volant, ce qui s'avère
à la fois gênant et dangereux. Au Japon, la Cuore Selfmatic est vendue
l'équivalent de 10.000€ tout équipée, et la version luxe, avec lavage
et nettoyage automatique des roues du fauteuil roulant embarqué, 13.000€
: oui, vous avez bien lu !
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Au hasard
des allées, on pouvait également découvrir un projet dont on espère
qu'il connaîtra un débouché commercial : le constructeur chinois
Li Shi Guang Ming Automobile
Design exposait en effet la maquette en taille réelle d'une petite
voiture à propulsion électrique, Tanghua, dont une déclinaison
permet un accès direct en fauteuil roulant par le hayon arrière.
Longueur et largeur réduite, pour cette "quasi voiture"
de 700 kg qui peut atteindre une vitesse de 65 km/h (bridée à
45 km/h) pour une autonomie maximale de 200 km. Si ce modèle devait
être développé et importé en France, le constructeur affirme que
son prix de vente serait d'à peine 4.000€, soit moins du
quart de celui des modèles actuellement disponibles sur le marché
français ! De quoi faire oublier l'aspect dépouillé et le confort
spartiate du véhicule...
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Autre projet,
mais finlandais celui-là, celui de l'Ecole Polytechnique Stadia et de
l'Université d'Art et de Design d'Helsinki. Ses élèves exposaient leur
CityCab, taxi expérimental
à plancher plat et abaissement pneumatique pour faciliter l'accès des
passagers... dont ceux qui se déplacent en fauteuil roulant, lesquels
trouvent aisément, à l'intérieur, la place qui leur convient le mieux
: face ou dos à la route, ou sur le côté. On peut également se transférer
sur la large banquette arrière. Le concept car exposé ne disposait pas
encore de rampe d'accès, dont l'implantation est en cours d'étude. Le
véhicule utilise une motorisation hybride Toyota, combinant thermique
et électrique; doté de quatre routes directrices, il est particulièrement
maniable. Dans l'habitacle, ambiance futuriste de rigueur et grande
luminosité : de quoi vous donner envie de prendre le taxi...
Jacques Vernes, octobre 2006.
Le Mondial de l'Automobile
2006 est ouvert jusqu'au 15 octobre 2006 à Paris Expo, Porte
de Versailles (75015).
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