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Les 20e
rencontres du transport public organisées à Nantes (Loire Atlantique)
du 26 au 28 novembre 2003 par le Groupement des autorités responsables
de transport (Gart) ont donné
l'occasion de découvrir des matériels roulant présentés dans le
cadre de Transport Expo.
Ces Rencontres permettent de constater que les transports en commun
collectifs terrestres ont connu une importante évolution : les
transports en site propre se développent pour améliorer la fluidité
et la qualité du service tout en augmentant la vitesse commerciale.
Autobus, trolleybus et tramways ont gagné en confort et rapidité.
Des solutions techniques innovantes se généralisent, tel le plancher
bas qui améliore l'accès de tous les passagers et a contribué,
notamment pour les tramways, à réduire les temps de montée/ descente
et de parcours.
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Du coté
des autobus. Il ne reste plus qu'un seul constructeur de "gros"
autobus en France, Heuliez,
filiale du groupe européen Irisbus issu de la fusion de Renault, de
l'Italien Fiat Iveco et d'autres constructeurs européens. Heuliez est
pour l'essentiel un carrossier, rien d'étonnant à ce que ses modèles
ressemblent à ceux de la maison- mère, les Agora ex- Renault. Il propose
toujours son bus 117 qui équipe de nombreux réseaux français, dans une
nouvelle carrosserie mais avec une palette et l'unité fauteuil roulant
en option. Les équipements d'accessibilité des autobus Agora d'Irisbus
sont également optionnels, même si la plupart des exploitants achètent
des modèles avec rampe. Ce constructeur distribue en France un petit
autobus à traction électrique conçu en Italie et qui est conforme à
la Directive Européenne 2001/85 CE (lire
ce Focus) et à ses dispositions relatives à l'accessibilité : Europolis
Electrique. D'une longueur de 7,40 mètres, il est destiné aux navettes
ou centre urbains étroits. Il peut transporter une quarantaine de personnes
dont une sur fauteuil roulant dans un emplacement protégé latéralement
par une rambarde et doté d'une ceinture de sécurité. Deux boutons permettent
de demander l'arrêt ou l'aide du conducteur. Le véhicule peut s'abaisser
sur sa droite (agenouillement) ou complètement pour réduire la hauteur
au sol. L'Europolis équipera une ligne lyonnaise desservant la Presqu'Île
(navette) vers mi 2004.
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Plus tout à
fait un autobus mais pas encore un tramway, le Civis est un hybride
conçu par Irisbus et Siemens :
ce long véhicule articulé peut se déplacer automatiquement, par guidage
optique. Un système vidéo informatique aligne le bus sur une ligne de
repérage peinte sur la chaussée et le positionne au plus près du bord
du trottoir. Une rampe comble- lacune peut toutefois être utilisée.
La technologie employée (essieu avec moteurs- roues) libère de l'espace
intérieur et améliore la circulation des passagers; même sur fauteuil
roulant, ils peuvent se déplacer partout et franchir aisément le sas
entre les deux parties du véhicule. D'abord expérimenté à Clermont-
Ferrand, le Civis est désormais opérationnel avec 6 bus en exploitation.
Une ligne est à l'étude entre Evry et Melun, en région parisienne. Le
coût élevé du Civis a pourtant conduit la ville de Rouen à renoncer
à l'exploiter, préférant faire équiper des autobus Agora du guidage
optique développé par Siemens.
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Tramways.
Le tram-train Avanto est lui aussi un hybride, présenté à l'état de
maquette : plancher bas, large espace intérieur, il est développé par
Siemens pour la S.N.C.F qui
l'exploitera en 2006 sur une ligne rénovée de Seine Saint- Denis qui
relie Aulnay- sous- Bois à Bondy (8 kilomètres, 10 stations). Un dispositif
comble- lacune automatique équipera les portes d'entrée, un dispositif
d'annonce sonore des arrêts est prévu. Deux emplacements pour fauteuil
roulant équiperont chaque rame. L'Avanto pouvant circuler sur des voies
de chemin de fer non rénovées, il sera équipé de rampes d'accès déployables
manuellement par le conducteur du tram- train. La S.N.C.F a préféré
cette solution à un dispositif automatique, l'estimant mieux adaptée
à la diversité des hauteurs de quais de son réseau francilien. Le constructeur
peut également équiper Avanto de rampes automatiques, si on le lui demande.
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Trains.
La société canadienne Bombardier
fabrique aussi des tramways mais c'est pour ses rames de chemin
de fer que nous l'avons remarquée. Elle développe un Autorail
Grande Capacité (A.G.C) dont 500 exemplaires équiperont ces prochains
mois les liaisons régionales S.N.C.F hors Ile- de- France. L'A.G.C
est équipé d'un comble- lacune actionnable automatiquement à la
demande entre le wagon et les quais qui nécessitent d'avoir une
hauteur de 550 millimètres. L'espace handicapés permet d'accueillir
deux fauteuils roulants et un W.C aménagé, doté de barres de transfert.
Bombardier a également conçu un système original d'accessibilité
dans un wagon de train : un ascenseur pour fauteuil roulant. Il
s'abaisse au niveau du quai pour permettre un accès en autonomie
puis s'élève en pivotant pour amener le voyageur au wagon de droite
ou de gauche tout en maintenant la circulation des autres passagers.
Cet ascenseur à fauteuil, d'un coût marginal selon Bombardier
France, n'est actuellement utilisé qu'en Suède, sur le train régional
Regina.
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Minibus.
Attendu depuis plusieurs années, le Microbus conçu par le carrossier
Gruau entre en phase d'homologation
au titre de la Directive Européenne 2001/85 CE et devrait être expérimenté
durant l'hiver 2004 à Laval (Mayenne). C'est incontestablement un beau
minibus : sa ligne est nouvelle, amusante, elle ne laissera pas indifférent.
Il semble être le premier du genre à avoir un plancher bas. La très
grande surface vitrée et la modularité sont deux autres points forts
du véhicule qui peut passer de sa configuration standard (22 passagers
dont 9 assis et un en fauteuil roulant) à la configuration P.M.R (trois
personnes en fauteuils roulant avec leurs accompagnateurs) en une quinzaine
de minutes. L'accessibilité a évolué depuis la maquette présentée il
y a trois ans : l'accès se fait maintenant par la double porte latérale.
Le plancher du véhicule peut descendre à une hauteur de 15 centimètres
du sol (agenouillement latéral ou abaissement complet). Il peut, sur
demande, être équipé d'une palette sous la porte d'entrée. Une
rampe escamotable actionnable manuellement est installée sous l'issue
de secours (porte arrière du minibus). Ce minibus disponible en motorisation
thermique, électrique ou hybride est destiné à la fois aux dessertes
de centre- ville, aux réseaux d'entreprise et au transport à la demande.
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L'Oreos
22 est un véhicule électrique fabriqué en Italie par Tecnobus
et distribué en France par Gépébus. La première ville a être dotée
de la version accessible est Toulouse : cinq bus livrés en décembre
2003 et 5 autres l'an prochain. Une seule double porte permet
de monter dans ce véhicule long de 5,30 mètres, particulièrement
adapté aux rues étroites. Il est équipé d'un agenouillement latéral
et d'une rampe coulissante déployée manuellement par le conducteur;
la pente est raide, 24% selon le constructeur, et une aide est
nécessaire pour accéder en fauteuil roulant. L'emplacement est
situé en face de l'entrée, d'accès aisé, un bouton de demande
d'arrêt est fixé sur le poteau gauche. Inconvénient majeur de
ce véhicule, son prix : 150.000 euros (les autres minibus électriques
ont un prix comparable, 40% plus cher que la version diesel!).
Les villes de La Rochelle, Tarbes et Amiens seraient intéressées
par ce véhicule déjà vendu à 24 exemplaires dans sa version non
accessible.
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Peu de
gens savent que le Groupement pour l'insertion des personnes handicapées
physiques (Gihp) a créé une société commerciale chargée de gérer
l'activité transport: Synergihp
conçoit et fabrique également les véhicules qu'elle exploite dans
la trentaine de villes dont elle gère le service de transport
spécialisé. Basée à Reims, la filiale Système Gihp réalise ces
aménagements de minibus standard (8 places maximum) et conduit
des programmes d'amélioration des équipements et de recherche.
Système Gihp réalise notamment une adaptation sur base Renault
Master: le nombre de sièges passagers ou emplacements fauteuil
(dans la limite de 3) est modulable, les ancrages permettent l'emploi
de ceintures de sécurité, l'accès se fait par l'arrière au moyen
d'une rampe manoeuvrée manuellement. A la différence des modèles
existants, cette rampe est télescopique, longue, ce qui rend la
pente utilisable sans aide. Les autres passagers peuvent entrer
par une porte latérale coulissante dotée d'un large marchepied
escamotable.
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Rampe
Pimas. Les autobus existants peuvent être mis en accessibilité
au moyen de cette rampe installable sur les véhicules à plancher
bas. Conçue par la société américaine Braun, qui équipe notamment
les autobus Van Hool, elle s'installe aisément dans l'emprise
d'une double porte d'entrée.
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Un bras escamotable
déploie la rampe qui est deux parties; elle est plus longue que les
rampes installées sur les bus à agenouillement (1,20 mètres) afin de
réduire le degré de la pente. Son prix de 4.000 euros hors pose la rend
compétitive pour rendre accessible des autobus récents dont on comprend
qu'un exploitant ne souhaite pas se défaire avant de les avoir amortis.
Cette rampe n'a pas encore été installée sur un véhicule français; elle
est distribuée par Pimas.
Jacques Vernes, décembre
2003.
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