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Un cinéma
de banlieue parisienne...

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Constat
: Nous sommes dans le cas où la volonté de bien faire est
manifeste. L'accès au hall d'entrée serait facile à traiter, par
exemple au moyen d'un plan incliné. Mais le hall d'entrée est
nanti d'un étage et la salle comporte également quelques marches
en partie haute pour assurer une pente classique dans une salle
de spectacle...
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Une seconde
issue en partie basse de la salle, en pied d'écran permet aux
fauteuils d'accéder sans problème; les premières marches de la
salle sont suffisamment en recul de l'écran pour que le confort
visuel soit correct. Cette issue permet soit la sortie directe
des spectateurs en fin de séance, soit l'entrée des personnes
en fauteuil roulant. On accède à cette porte par une allée en
"stabilisé" correcte dans son dimensionnement et sa surface de
roulage...
Un effort mal abouti : La caisse est située en partie haute
des marches du hall central, ce qui interdit aux personnes circulant
en fauteuil roulant d'acheter seules leur billet d'entrée.
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L'allée
en stabilisé commence après un parking constitué de gravier de
5 cm de diamètre moyen ! Ce revêtement qui couvre l'ensemble du
parking va jusqu'à la voirie publique et interdit toute circulation
de personnes venant directement en fauteuil ou sortant d'une voiture
!
Préconisations : La première des choses à faire est de
poursuivre cette allée jusqu'à la voie publique. La seconde est
de créer un nombre suffisant de places de stationnement dont le
revêtement permette aux fauteuils de circuler jusqu'à la porte
du cinéma. Une caisse informatisée située en partie basse du hall
principal, avec renvoi d'ouverture de porte ou un renvoi de paiement
à cette même porte (techniquement réaliste), permettrait un paiement
autonome des personnes à mobilité réduite.
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Une gare
de banlieue parisienne...

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Constat
: Cette gare était déjà équipée d'un souterrain permettant
aux piétons de passer d'un quai à l'autre...
Des investissements considérables. Il a été décidé de doubler
les emmarchements par 2 ascenseurs desservant chacun des deux
quais. Une décision étonnante, à l'encontre de toute notion de
réduction de coûts, a consisté à construire un second souterrain
au lieu de desservir l'existant par les nouveaux ascenseurs. Dans
la logique d'autonomie totale, la S.N.C.F développe un projet d'accessibilité
aux wagons et le teste plusieurs fois par semaine sur cette ligne.
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Un
effort mal abouti : A la sortie de la gare, une rampe permet
d'éviter aux fauteuils d'être bloqués par les marches d'accès
à la gare et au quai d'arrivée. Tout va donc très bien... jusqu'en
bas de la rampe ! Car il manque le dernier maillon d'accessibilité
à la voirie publique, et cela pour un coût dérisoire : l'accès
au parking, situé à l'arrivée de la rampe, n'est pas protégé par
des balises et les voitures l'obstruent en stationnant devant
!
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Une
partie du quai est surélevée et les portes de voitures test sont
munies d'une tôle qui sort à l'ouverture des portes et se rabat,
comblant ainsi le vide existant entre la voiture et le quai. Ascenseurs,
souterrain, recherche et réalisation des prototypes des wagons...
tout cela représente un budget considérable.
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Préconisations
: Quelques milliers de francs seulement sont nécessaires pour terminer
le dispositif en adaptant la protection du parking. A réaliser d'urgence
!
Les exemples comme ceux-ci jalonnent notre quotidien. Avec une meilleure
information, et certainement le conseil de professionnels ou d'associations,
la bonne volonté sera couronnée par la réussite...
Pierre Le Garlantézec,
architecte DPLG, juin 2001
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