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La Cour de
Cassation vient de casser une décision de Cour d'Appel qui avait rejeté
la demande d'indemnité de préavis d'un salarié handicapé (arrêt du
10 juillet 2002). .Il faut en effet savoir qu'au titre de l'article
R. 241-48 du code du travail tout salarié doit faire l'objet d'un
examen médical avant l'embauche ou au plus tard avant l'expiration
de la période d'essai qui suit cette embauche et que le médecin du
travail exerce une surveillance particulière pour les travailleurs
handicapés (Code du Travail, art. R. 241-50).
En l'espèce, la COTOREP avait reconnu le statut de travailleur handicapé
à un chauffeur- livreur mais le salarié n'avait jamais passé la visite
médicale d'embauche. Il a par la suite été déclaré inapte à son poste
puis licencié pour inaptitude physique et impossibilité de reclassement.
Le salarié réclamait ses droits devant le Conseil des Prud'hommes
et l'employeur faisait valoir qu'il n'avait pas à payer de préavis
compte tenu de l'inaptitude du salarié.
La Cour de Cassation décide qu'il "appartenait à l'employeur de provoquer
la vérification spéciale d'aptitude physique du salarié nécessitée
par sa qualité de travailleur handicapé". A défaut, l'employeur ne
pouvait se prévaloir de l'inaptitude du salarié pour s'exonérer du
paiement de l'indemnité de préavis. Cet arrêt est important pour la
protection de la personne handicapée au travail et surtout dans la
perte de son emploi du fait de son handicap.
Trop souvent les salariés handicapés ignorent leurs droits élémentaires
dans ces circonstances douloureuses et se retrouvent face à l'intransigeance
des employeurs alors qu'ils sont déjà psychologiquement et physiquement
affaiblis. Il est donc important de mesurer la nécessité de recourir
à des conseils spécialisés par le canal des avocats en droit social.
Philippe Carlini, Avocat au barreau, CP Carlini et Associés, septembre
2002
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