|
"Nul
n'est censé ignorer ses droits" déclare Fabienne Jegu,
directrice du service Défense et Droits du Handicap à l'Association
des Paralysés de France et auteur de cet ouvrage. Mais quand
les droits sont inscrits dans un enchevêtrement de codes,
lois, décrets, arrêtés, circulaires et qu'on n'est pas un
juriste professionnel mais un individu lambda, quand on
est si souvent confronté à des situations de handicap pour
se rendre dans les administrations (transports, accessibilité
des lieux, etc.), on a franchement besoin d'un guide pour
éviter de se perdre, de sombrer dans la dépression et tout
laisser tomber au bord de ce labyrinthe antipathique.
Cet ouvrage est le guide traducteur accompagnateur que
l'on pouvait espérer. En donnant les connaissances de
base, il est réellement un outil pour accéder à la citoyenneté.
Voilà 412 pages condensées mais parfaitement accessibles,
même à un néophyte: la table des matières est détaillée,
les mots- clés de l'index sont bien choisis. L'ouvrage passe
en revue une multitude de questions: les différents régimes
de protection sociale, les conditions exactes d'attribution
de la carte d'invalidité, les diverses prises en charge
et structures pour enfants handicapés, comment passer le
bac avec assistance, les possibilités d'épargne, la retraite,
la TVA sur les aides techniques, etc. Et, qualité rare,
cet ouvrage est écrit en langage clair et très humain! On
y trouve non seulement le droit et les démarches à suivre,
mais aussi des conseils, des commentaires pragmatiques et
le rappel de quelques obligations permettant d'ouvrir les
droits.
Néanmoins, les internautes regretteront l'absence d'hyperliens
qui leur permettraient d'accéder à la lecture des textes
et administrations cités. La bibliographie mentionnée est
très sommaire, il en est de même pour la liste des associations
et des sites internet. Et si les évolutions législatives
et réglementaires sont mentionnées chaque mois dans Faire
Face, le magazine de l'APF, on aimerait les retrouver aussi
sur le site internet de
l'APF!
Véronique Gaudeul, février 2001
|