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Une vie
meilleure pour les myopathes. |
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Depuis
16 ans, la première semaine de décembre se termine par le Téléthon,
moment majeur de solidarité envers les personnes handicapées : durant
deux jours, la télévision présente quelques aspects de leur vie, met
en évidence des besoins plus ou moins satisfaits, fait appel à l'entraide
et à la générosité financière. Si certains persistent à critiquer ce
rendez- vous obligé, dénonçant pêle- mêle la bonne conscience des donateurs
et la publicité que se font entreprises et élus sur le compte des myopathes,
il est toutefois certain que la qualité de vie de ces derniers a fortement
progressé depuis quinze ans.
"Nous
avons récemment reçu un film présentant un myopathe russe, adolescent
au corps tordu, alité, qui n'a bénéficié d'aucun acte pouvant améliorer
sa qualité de vie. C'est horrible de voir que sur notre planète, près
de chez nous, il y a des gens qui ne bénéficient pas de la prévention
que nous savons mettre en place. En France, les malades peuvent se verticaliser
au moyen de fauteuils spéciaux, peuvent rester debout, conserver une
capacité respiratoire longue. C'est en grande partie le résultat du
travail du réseau de malades et de professionnels que nous avons su
créer".
Si la qualité
de vie des personnes trachéotomisées est améliorée, permettant une meilleure
ventilation pulmonaire et une aspiration facilitée des sécrétions, elles
deviennent alors dépendantes d'une assistance quasi- permanente. Cette
assistance repose sur les familles et les personnels d'aide à domicile,
formés aux actes à accomplir lorsque les médecins pratiquent la trachéotomie.
Cela ne s'est pas fait sans heurt. "Les infirmiers libéraux ont contesté
ce programme, traînant l'AFM devant les tribunaux", précise André Loubière.
"Ce sont les instituts de formations en soins infirmiers qui ont été
chargés par l'Etat de dispenser la formation. Or, ils ont contesté le
décret gouvernemental, portant l'affaire jusqu'au Conseil d'Etat au
motif que des actes infirmiers ne pouvaient être prodigués que par des
infirmiers diplômés. Actuellement, nous n'arrivons pas dans deux régions
françaises, Bretagne et Champagne- Ardenne, à faire dispenser ces formations". |