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  Preneurs d'otages en blouse blanche.
 

La Fédération nationale des infirmiers place ses intérêts corporatistes au-dessus de la sécurité et du choix de vie des personnes lourdement handicapées. Moyen trouvé pour obtenir gain de cause auprès du Gouvernement : la prise d'otages.

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Dans un communiqué du 1er février dernier, la F.N.I annonçait son intention de refuser les soins aux personnes en situation de handicap et de suspendre sa participation à la réforme de l'assurance maladie en cas de refus du gouvernement de revenir par décret sur une disposition de la nouvelle loi handicap permettant à une tierce personne, choisie par la personne concernée, de dispenser certains soins.

Ces gestes sont aujourd'hui très souvent déjà assurés par cet entourage, sans formation, dans l'illégalité et sans garantie de sécurité. Cette mesure permet donc de sortir de cette situation et constitue un réel progrès.

Loin de porter atteinte à l'exercice de quelque profession que ce soit ou de disqualifier les soins infirmiers, la délégation de certains gestes de soins garantit aux personnes qui le veulent la possibilité de vivre à domicile en toute sécurité malgré la maladie ou la situation de handicap. Elle permet à une personne en situation de handicap de faire effectuer, par ces aidants, les gestes de soins qu'elle-même ne peut pas réaliser et qu'une personne valide effectuerait elle-même.

Nous nous insurgeons donc contre l'action de la Fédération Nationale des Infirmiers (F.N.I) qui a appelé les infirmières à refuser les soins aux personnes en situation de handicap.

En lançant son mot d'ordre inacceptable, la F.N.I ne laisse aux personnes lourdement handicapées que le choix entre l'hôpital ou l'insécurité à domicile et, en menaçant de se retirer de toute négociation concernant la santé ou l'assurance maladie, elle utilise les personnes en situation de handicap comme otages. Une attitude que nous jugeons déplorable et indigne de la profession.


Marie-Sophie Desaulle, présidente de l'A.P.F
Laurence Tiennot-Herment, présidente de l'A.F.M,
février 2005




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