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"Je
voudrais réagir sur le passage octroyant une carte de stationnement
qui me semble un peu moins sévère notamment en ne retenant pas
le critère de la carte d'invalidité à 80%. Un certain nombre
de personnes y verront peut être une avancée, je pense malheureusement
que pour les personnes circulant avec des véhicules aménagés
pour la conduite des personnes en fauteuil, celle- ci nous rende
encore plus difficile l'accès à la cité. En effet le risque
de l'ouvrir à un plus grand nombre tels que les conducteurs
de transports collectifs les personne âgées etc., sans obligation
d'augmenter le nombre de place (2% actuellement) va réduire
la chance de trouver une place libre pour ceux qui ne peuvent
descendre de leur véhicule que dans une place assez large. De
plus aménager des places plus larges pour des personnes dont
le handicap ne contraint pas à des aménagements n'est- il pas
une perte de place et ne vaudrait- il pas plutôt inventer des
places de dimensions normales réservées aux personnes ayant
une difficulté aux déplacements (personnes âgées, fatigables,
etc.) et réserver des places parfaitement aménagées en largeur
et en longueur (actuellement la longueur ne permet pas une descente
par l'arrière du véhicule) et avec un cheminement adapté aux
abords ?" - Lionel.
"Rien ne fonctionne comme nous osions le rêver. Cette année
européenne des handicapés ne laisse pas seulement un goût d'amertume;
on pourrait y ajouter des sentiments de désillusion, de déception,
d'écoeurement. Que constatons- nous en ce mois de décembre 2003
: les handicapés ne se sont pas compris entre eux, chacun tirant
les intérêts vers son propre handicap, son problème personnel;
les personnes s'occupant des handicapés en ont profité pour
augmenter leurs intérêts professionnels et ont vécu plus que
jamais du handicap; les politiques ont regardé les handicapés,
souvent comme s'ils en avaient jamais vu, et en ont profité
pour ajouter des arguments à leur panoplie électorale; les gens,
en général, se sont apitoyés sur le sort de ses pauvres handicapés
et puis ils ont vite oublié pour revenir à leurs propres problèmes
(qui ne sont pas toujours enviables). Rêvons pour 2004, mais
sans illusions". - Pierrette.
"Je réagis sur un thème que je connais : l'éducation. Si
le projet prévoit une adaptation des examens et concours (déja
en usage ) rien n'est prévu à ma connaissance pour bénéficier
de l'égalité des chances. Rien ne permet de prévoir une quelconque
avancée en terme d'aide à la préparation de ces examens et concours.
J'ai été admise il y a quelques années à l'I.U.F.M de Créteil.
J'avais soigneusement coché la case handicap dans le dossier
de préselection, personne ne m'a demandé d'explications complémentaires.
Pour suivre les cours, tous égaux, c'est à dire que j'ai très
vite constaté que je ne pouvais pas suivre du fait qu'il m'est
impossible de prendre des notes ! Bien sûr, je n'ai pas
réussi le CAPET à l'issue de ma formation. J'ai passé plus tard
l'agrégation, j'ai été "recalée" à 4/100 de point du dernier.
Mon handicap m'aurait- il coûté cette dernière place ?
Lors des concours je ne peux le passer sous silence. Lorsque
j'ai demandé à être intégrée, le rectorat de Créteil m'a répondu
- par téléphone - 'il n'en sera jamais question !'. Mon contrat
avec l'Education Nationale a été renouvelé à plusieurs reprises.
Ni mes qualifications, ni mon aptitude professionnelle ne sont
mises en cause, seulement mon impossibilité à réussir un concours
(surtout à suivre une préparation au concours sans assisstance).
Tant que le droit à l'éducation ne sera pas un fait pour tous,
l'intégration restera une vague intention". - Marie.
Suivez ce lien pour relire l'éditorial qui a suscité
ces réactions.
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