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Le
World Wide Web Consortium (W.3.C)
a été fondé en 1994 afin d'élaborer et développer des protocoles
universels d'utilisation des ressources de l'Internet. Les
technologies employant l'hypertexte et l'X.M.L l'ont conduit
à étendre son champ de compétence à l'ensemble des activités
électroniques. Il compte plus de 450 membres et emploie 70
personnes à plein temps. Le W.3.C édite des préconisations
qui n'ont pas de caractère obligatoire. Les plus importants
industriels de l'informatique et du logiciel collaborent avec
lui afin d'intégrer ces préconisations dans leurs produits.
L'objectif est de privilégier l'interopérabilité des outils
et des formats d'édition électronique.
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Dès
1996, le World Wide Web Consortium s'est intéressé aux besoins
spécifiques des personnes handicapées, et plus particulièrement
des déficients visuels. Ces derniers disposaient sous DOS
d'outils particuliers qui leur donnaient satisfaction. La
généralisation rapide de l'interface graphique Windows a amené
des éditeurs à créer des logiciels d'accès à l'ordinateur
utilisant les ressources de Windows. Dans le même temps, la
progression exponentielle de l'Internet et le développement
des documents électroniques de tous formats ou usages nécessitaient
de proposer des aménagements techniques permettant de les
rendre lisibles par les aveugles et les malvoyants. Le concept
d'accessibilité de l'Internet tout d'abord, puis des Nouvelles
technologies de l'Information et de la Communication (N.T.I.C),
est né de cette nécessité pour ne pas exclure une partie du
public. Issue des besoins des internautes aveugles, l'accessibilité
définie par le W.3.C couvre l'ensemble des déficiences qu'elles
soient visuelles, motrices, auditives, mentales, cognitives,
etc. Des Etats s'appuient sur ses préconisations pour édicter
une réglementation nationale contraignante (Etats- Unis, Royaume-
Uni, Italie, etc.). L'Union Européenne s'inspire plutôt du
consortium Euroaccessibility
créé en avril 2003.
Les recommandations pour l'accessibilité du Web L'accessibilité
de l'Internet repose sur le respect de règles de conception,
de réalisation et de consultation des contenus. Ces règles
sont standardisées par le W.3.C dans un programme spécifique,
la Web Accessibilility Initiative (W.A.I).
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Son
activité est scindée en groupes de travail qui publient
des documents techniques visant des publics spécifiques:
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Les
concepteurs de sites et les réalisateurs de contenu disposent
de Directives pour l'Accessibilité au Contenu Web 1.0 (Web
Content Accessibility Guidelines - W.C.A.G).
En juin 2003, la version provisoire 2.0 a été publiée par
le W.3.C. La compagnie Microsoft France en a réalisé la traduction.
Les développeurs de logiciels et d'outils de navigation
Internet, y compris les lecteurs Médias, utilisent les
Directives d'accessibilité pour les agents utilisateurs (User
Agent Accessibility Guidelines - U.A.A.G).
Les développeurs de logiciels et d'outils générant du contenu
consultent les Directives d'accessibilité aux outils de création
de contenu (Authoring Tool Accessibility Guidelines - A.T.A.G).
Un référentiel essentiellement anglophone. La plupart
des documents élaborés par le W.3.C sont rédigés dans la langue
de Shakespeare. A la nécessité de maîtriser l'anglais informatique
s'ajoute la compréhension, parfois délicate, de documents
très techniques. C'est notamment le cas avec les recommandations
pour l'accessibilité du X.M.L
dont seule la version anglaise est disponible.
Les documents en français ont été répertoriés par Daniel Dardailler,
directeur du W.3.C pour l'Europe. Cette rubrique
comporte un bref résumé de l'action de la W.A.I. Sont également
disponibles un résumé extrêmement succinct des conseils
de mise en accessibilité, les versions 1.0 des directives
W.A.C.G, U.A.A.G et A.T.A.G dont l'édition date de 1999 et
2000. Les versions françaises résultent d'une volonté individuelle,
elles ne sont pas officiellement validées par le W.3.C.
Jacques Vernes, novembre 2003
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