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En France,
des initiatives aussi diverses que les théories auxquelles elles se
référaient ont fleuri, surtout dans les années 80. Dans la région de
Lorient, la démarche était partenariale et inspirée d'un programme américain
intitulé T.E.A.C.C.H. Tout a commencé en 1987 quand le trésorier de
l'AIPSH (Association pour l'Insertion Professionnelle et Sociale des
Handicapés) a évoqué le cas de son petit- fils autiste qui avait 16
ans et qui allait se retrouver face à un choix difficile : aller à l'hôpital
psychiatrique ou rester chez ses parents. Alain Planson, directeur général
de l'AIPSH, se souvient de la difficulté rencontrée à l'époque pour
mettre en place une structure qui réponde au mieux à la volonté intégratrice
de l'association. "Nous avons, sous la houlette de Michel Busnel Président
de l'association, réuni toutes les grandes associations de handicapés.
Mais toutes ont indiqué ne pas être en mesure de prendre en charge le
problème de l'autisme. Il nous a fallu ensuite trouver une méthode éducative
expérimentée avec succès. Nous avons retenu le concept appliqué en Belgique
et en Caroline du Nord (USA)". L'association a consulté les familles
pour cerner leur demande et pour les associer au projet. Il fallait
également convaincre les pouvoir publics. "Nous avons travaillé dès
le début avec le CHS de Charcot (hôpital psychiatrique). Ce partenariat
entre une association privée et un hôpital public est sans doute sans
équivalent en France".
Ici comme ailleurs
le manque de moyens financiers risque de mettre en péril des structures
qui semblent pourtant donner satisfaction aux autistes et à leurs familles.
Les pouvoirs publics rencontrent aussi des difficultés pour mettre en
place une politique cohérente. Il faudrait pour cela que les médecins
et les chercheurs réussissent à mettre au point ensemble des protocoles
cohérents pour proposer des programmes éducatifs et de soins aux autistes
et à leurs familles. |