![]() |
![]() |
![]() |
|||||||||||
![]() |
|||||||||||||
| VU
POUR VOUS Leon et Olvido (film) Dear Frankie (film) Les hors-la-loi (comédie musicale) |
|||||||||||||
![]() |
![]() |
||||||||||||
| Autres programmes en Canal Handi ! | |||||||||||||
|
...Sa vie et sa cohabitation avec son frère sont marqués par une relation d'amour-haine qui la conduit à tenter par trois fois de le supprimer. Tout ce qu'Olvido s'attire, c'est une enquête sociale. Le film est jalonné de scènes montrant des jeunes trisomiques menant une vie indépendante, allant à l'école, vivant entre eux et au milieu des autres, avec leurs envies et leurs désirs. Les pulsions de meurtre d'Olvido envers son frère, qui ne comprend pas le sens de ces agressions, peuvent choquer; l'actualité nous montre malheureusement que des personnes handicapées sont parfois assassinées par des parents qui n'arrivent pas à assumer leur rôle, ou qui sont épuisés sous le poids d'une prise en charge trop lourde pour eux. Si Leon y Olvido n'est pas un film sur la trisomie, il montre sans fard ni onirisme un aspect de la réalité de la vie avec une personne trisomique. Lire également ce dossier complet sur le film. ...Lizzie entretient
une correspondance fictive avec son fils, en se faisant passer pour
ce père marin. Jusqu'au jour où Frankie lit un entrefilet dans un journal
annonçant que le bateau sur lequel navigue son père va prochainement
accoster dans le port. Frankie est impatient de rencontrer ce père avec
lequel il vit des aventures maritimes, il excelle à l'école en géographie,
il est très intelligent. Un enfant qui a compris le drame, ainsi que
l'expédient que doit utiliser sa mère : elle recrute un inconnu (Gerard
Butler) pour jouer durant une journée le rôle du père marin. Sourd mais
pas dupe, Frankie joue le jeu et séduit ce père fictif, accepte le stratagème
de sa mère. Avec beaucoup de finesse et d'intelligence, Shona Aeurbach
dresse un portrait sensible de cet enfant lucide sur le monde des adultes
qui l'entourent, qui font tout pour oublier que la violence du père
est la cause de la surdité de Frankie. ...La pièce, qui reprend des chansons du répertoire populaire, est une succession de numéros dont certains sont très réussis (sur Paroles Paroles, final Bonnie and Clyde) et d'autres tombent à plat (on ne peut plus s'attaquer sans risques à la chanson de Brel Ne me quitte pas). Sur scène, les artistes ont du talent, chacun dans son domaine. Un très bon chanteur, Rosario Cusumano, avec de l'émotion sans pathos, mais une petite présence scénique. Grégori Dunesme, danseur, virtuose du fauteuil roulant, s'enferme dans son look de beau ténébreux qui ne desserre pas les mâchoires du début à la fin. Lila Derridj est "l'handicapée révoltée" de service, avec un discours revendicatif vieillot sur le regard et la place des zanzans, sorti des manifs des années 70. Le sourd fait son numéro de sourd, caricatural à souhait, mais ça fait rire. On remarque toutefois la truculence de Patricia Assouline, sous- exploitée dans le comique de situation : tétraplégique, elle déclenche l'hilarité ou l'émotion par sa seule voix et les déplacements hystériques de son fauteuil roulant électrique, un vrai talent. On regrette l'absence d'une réelle direction d'acteur, comme si la metteure en scène Agnès Boury n'avait su trop quoi faire avec ses comédiens handicapés; le décalage est à cet égard manifeste avec les trois comédiens professionnels valides. Au- delà, le discours est déplaisant : truands- zanzans tous exclus, tous solidaires, tous frères. Même si le final a déclenché l'ovation d'un public (dans lequel on comptait le Ministre de l'intérieur, Dominique de Villepin !) sommé d'aimer la pièce sur l'injonction du discours introductif d'un Henri- Jean Servat qui poussa le grotesque jusqu'au sanglot. Une première mitigée, qui demande à être confrontée à un vrai public, celui qui paie sa place... |