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Les
canuts de la solidarité, Documentaire réalisé en 2002 par
Jean- Michel Rodrigo. Il y a vingt ans, Claude Lelouch filmait
enfants et les adultes cambodgiens mutilés par des mines antipersonnel
et qui retrouvaient une autonomie: les "appareilleurs" d'Handicap-
International étaient passé par là. Aujourd'hui, c'est toujours
avec les matériaux disponibles sur place que les techniciens de
l'association remettent les victimes sur pied ou fauteuil roulant...
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...La tâche
la plus ardue semble être le recrutement : trouver des professionnels
pouvant travailler dans des zones dangereuses, minées et pas complètement
pacifiées, n'est pas chose aisée. Outre l'action internationale, le
programme France développé par l'association est présenté dans ce documentaire
: visite du Centre Icom', interview d'un chroniqueur de Déclic, Thierry
Decloitre. Ce documentaire vous présente les visages, dirigeants et
petites mains, de ceux dont nous avons parlé à plusieurs reprises sur
Yanous! en cette année anniversaire d'Handicap- International. Une organisation
bien définie par le cinéaste Bertrand Tavernier, lyonnais lui aussi:
"pas de phraséologie idéologique, il y a un boulot à faire, il faut
le faire".

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Macha
et Dacha. Documentaire réalisé en 2002 par Jean- Christophe
Rosé et Manon Loyzeau. Elles sont russes, nées en 1950, siamoises,
et sont restées "attachées" depuis lors. Ce document exceptionnel
nous présente leur vie, entre ennui partagé, routine quotidienne
et petits bonheurs. Ces soeurs ont été retirées dès leur naissance
à leur mère, les autorités médicales lui ayant dit que les fillettes
avaient eu un "problème" et étaient mortes...
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...Trente-cinq
ans plus tard, elles croiseront leur mère et ne rencontreront que mépris.
Après que les médecins soviétiques se furent suffisamment informés sur
la physiologie de ces enfants siamois, elles ont navigué de centres
en établissements, n'ont pas reçu de formation professionnelle et vivent
désoeuvrées, hébergées dans une maison de retraite accueillant des militaires.
Reliées par un bassin unique, elles avaient appris à marcher en coordonnant
les mouvements de deux de leurs jambes. La troisième, innervée par les
deux organismes, a été amputée. Les deux femmes en ont perdu le sens
de l'équilibre ainsi que les compensations neuro- musculaires qu'elles
avaient développées et se déplacent maintenant difficilement, avec des
béquilles ou sur fauteuil roulant électrique. Leur existence misérable
et recluse les a rendu alcooliques, et les quelques sorties, comme une
promenade en barque, se font toujours sous les regards appuyés des passants
: Macha et Dacha ne supportent pas d'être vues comme des objets de curiosité.
Une curiosité qui les conduit à Paris et illumine enfin leurs visages
d'un large sourire...

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Mon
petit frère a besoin de nous! Téléfilm de Vivian Naefe
(Allemagne, 2001). Bobby est un jeune homme trisomique qui
vit avec sa mère, dans un bourg de Bavière. Celle- ci meurt le
jour de ses 60 ans. Qui aura la garde de Bobby, vif et déluré,
prompt à faire des discours, sensible et tendre? Un foyer spécialisé
comme le souhaite le travailleur social de la ville? La soeur
de Bobby dont le mari lorgne sur l'héritage laissé par la défunte
au profit exclusif de son fils et de celui qui en aura la garde?...
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...Ou le frère
de Bobby qui a cette double tare de l'aimer et de vivre avec un homme
? Au- delà des péripéties mélodramatiques, ce téléfilm pose une question
forte : quel est le devenir d'un enfant handicapé après la mort
de ses parents ? L'argent en cause ici (plus de 600.000 euros!) est
un révélateur de cupidité : l'enseignant bon père de famille et chrétien
s'avère vénal et s'achète une voiture de luxe dès qu'il peut capter
un peu d'héritage. A l'inverse, le frère homosexuel, qui a réussi professionnellement,
veut accueillir son parent et s'oppose aux préjugés sociaux en vertu
desquels cet amour donné n'est pas recevable : "que pourrait- il bien
faire sur son frère" pensent certains. Si ce film, qui repose sur des
faits réels, reçoit une conclusion optimiste et témoigne d'une volonté
de briser les tabous, la réalité est souvent encore toute autre, en
Bavière comme ailleurs...
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