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Les
aveugles du Caire, Documentaire de Laurence Jourdan et
Baudoin Koenig réalisé en 2002. La cécité touche 2 personnes
sur 100 en Egypte, du fait des maladies infectieuses engendrées
par l'hygiène douteuse, la pollution et la poussière de sable.
Autre cause dominante, les mariages consanguins...
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...Pour les
1,7 millions de personnes aveugles ou presque, peu de structures de
prise en charge: 4 régions sur 26 en sont dotées, 2.650 enfants sont
pris en charge par des établissements spécialisés, un seul hôpital dispose
d'un service d'ophtalmologie de pointe. Si quelques personnes accèdent
à l'Université (le braille n'y est pas utilisé), la plupart des aveugles
sont démunis, au mieux à la charge de leur famille ou de leur conjoint,
au pire mendiants. Cette réalité ne doit toutefois pas être montrée
aux étrangers, "c'est pas bon pour l'image" assène un commerçant qui
chasse un vieux vendeur de cigarettes. Le fatalisme musulman ("c'est
la volonté de Dieu") est à peine secoué par quelques religieux. L'Egypte
fut le pays fondateur de l'ophtalmologie, le Dieu Horus symbolisant
dans la mythologie le combat de la lumière contre les ténèbres. Cette
lutte continue aujourd'hui et les aveugles égyptiens comptent parmi
ses victimes...

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Le
risque de la vie. Documentaire de Geneviève Roger et Thierry
Chartier réalisé en 2002. Que deviennent les grands prématurés
? 42% d'entre eux ont un développement standard affirme un médecin.
Quant aux 56% restants, ils sont laissés à la charge de leur famille
et ne bénéficient d'aucun suivi médical spécifique. Les parents,
livrés à eux- mêmes, peuvent découvrir un jour que leur enfant
a une ou plusieurs déficiences : hypertonie musculaire, troubles
cognitifs, surdité, etc...
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...Nombre de
prématurés sont infirmes moteurs cérébraux et les parents sont rarement
informés des risques : faut- il sauver un enfant né à moins de 26 semaines
de grossesse ? La question ne peut être aisément tranchée lorsque l'on
voit une enfant née à 24 semaines et pesant alors moins de 500 grammes
: huit ans plus tard, c'est une fillette tout à fait standard. Au- delà
de la question éthique, les parents demandent aux médecins le conseil
et le soutien qui leur font défaut aujourd'hui.

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Quoi
après ? Documentaire de Yannick Coutheron réalisé
en 2002. C'est l'été, Etienne a alors une dizaine d'années,
il tente quelques pas, trébuche, tombe, on l'aide à marcher. C'est
trois mois après sa naissance que les médecins ont diagnostiqué
une tumeur cérébrale et l'ont opéré. Etienne en garde des séquelles
motrices importantes (il n'arrive pas à tenir debout) et une profonde
déficience intellectuelle ponctuée d'éclairs fulgurants d'intelligence...
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...C'est son
frère aîné Yannick qui raconte sa vie avec lui, une fraternité simple
comme une main sur l'autre en voiture. Sa mère évoque la déchirure des
séparations lors des multiples hospitalisations d'Etienne, "la séparation
de corps, c'est déjà une petite mort", et son angoisse à l'idée qu'Etienne
puisse lui survivre, seul dans un monde dur. La vie de la famille est
centrée autour des besoins d'Etienne, son père exerçant une profession
qu'il n'aime pas mais qui assure une rémunération confortable : garder
son enfant polyhandicapé à la maison, cela coûte cher et l'aide publique
est extrêmement faible. Yannick Coutheron voulait, dans son film, raconter
la vie avec son frère handicapé; il avait commencé le tournage, depuis
une année, quand Etienne mourut à 17 ans lors d'une crise d'épilepsie.
Le document a pris la forme d'un mémorial d'une famille qui a donné
tout son amour à son enfant et qui affronte quotidiennement la douleur
de l'absence.
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