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Le
défi de Jamie, Documentaire de Ian Taylor réalisé en 2001.
Alpiniste un jour, alpiniste toujours! Jamie Andrews a laissé
sur l'arête des Cosmiques, dans le massif du Mont- Blanc, son
ami d'enfance et d'alpinisme, ses deux mains et ses deux pieds.
Deux années plus tard, il revient terminer l'ascension qui lui
a tant coûté, une expédition exorcisme...
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...Encadré par
l'un des gendarmes et le médecin- secouriste qui l'ont sauvé, cet homme
qui n'a pas voulu renoncer à sa passion de la grimpe, qui a repris sa
vie quotidienne en Écosse presque comme si de rien n'était - il se marie
avec sa fiancée d'alors, reprend son travail chez le même employeur
en changeant de fonction, devenant entraîneur d'ouvriers spécialisés
dans les travaux acrobatiques - va simplement mais sûrement triompher
de la montagne. Avec le plus grand naturel, loin de l'impression d'accomplir
un exploit mais tout simplement de poursuivre sa vie malgré tout. A
mille lieues des interrogations métaphysiques, d'une certaine conception
de la personne humaine et de sa capacité à surmonter le handicap, du
médecin qui a secouru et soigné Jamie : "A- t- on le droit de lui conserver
la vie dans l'état où il va vivre après ?". Par sa victoire sur la montagne,
toute en modestie, par sa vie remplie, par son naturel, Jamie apporte
une réponse claire à ceux qui pensent encore qu'un corps amputé est
une personne détruite...

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Leon
Fleisher, les leçons d'un maître, documentaire de Mark
Kidel réalisé en 2001. La mère de Leon Fleisher lui avait
dicté une alternative: il serait le premier juif à devenir président
des USA, ou il serait un pianiste célèbre. Leon a choisi la deuxième
voie, débutant le piano dès ses quatre ans, donnant un premier
concert à huit ans, devenant par subterfuge élève du prestigieux
Arthur Schnabel...
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...La carrière
de Leon Fleisher est brutalement interrompue par une paralysie de la
main droite, à 37 ans, en pleine gloire. Deux années de dépression,
un mariage fichu, aucune solution thérapeutique. Le pianiste virtuose
s'intéresse aux oeuvres pour la main gauche mais souffre toujours de
son amour insatisfait pour la musique. Alors il s'oriente vers la direction
d'orchestre et surtout l'enseignement. Et c'est là qu'il retrouve cette
passion qu'il veut communiquer à ses élèves virtuoses et désordonnées
: il faut écouter et voir comment il donne un sens à l'interprétation
de la Valse de Maurice Ravel, suite de notes discordantes sous les doigts
de l'élève jusqu'à ce que le maître lui fasse prendre conscience du
rythme et de la musicalité de cette pièce que lui ne peut plus jouer.
Même s'il retrouve progressivement une partie de la mobilité des doigts
de sa main droite, grâce aux soins patients d'une kinésithérapeute et
d'une méthode, le rolfing. Et se risque à nouveau au concert, au contact
du public, ce contact qui le fait vivre et nous donne tant de plaisir
en retour...

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Planète
Zanzan, chronique en fauteuil. Documentaire réalisé en
2001 par Brigitte Chevet et Sylvian Bouttet. Hadda Guerchouche,
37 ans, a été championne de natation lors des Jeux Paralympiques
de Barcelone. C'est le sport qui l'a visiblement sauvé de la "zone"
qui l'attendait au pied de son appartement, lui proposant défonce
et misère...
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...Originaire
d'Algérie, elle a été touchée par la polio dès l'âge de sept mois et
précise avoir eu la chance de pouvoir être soignée et rééduquée en France,
entourée de ses parents. Devenue éducatrice sportive à Rennes, elle
va bien au- delà de cette simple fonction pour tenter de rapprocher
deux mondes, celui des handicapés et celui des valides. A travers ses
rencontres avec des enfants et des adolescents de tous bords, Hadda
nous fait découvrir des incompréhensions, des tabous, des attraits mutuels,
des sensibilités réfrénées. Et surtout une méconnaissance réciproque
entre des gens qui se croisent sans se rencontrer vraiment : "comment
tu fais pour prendre une douche ?" "Je démonte les roues pour
qu'elles ne rouillent pas !" ou "Ah bon, une handicapée peut travailler
?". Grâce à l'éducation sportive et au travers de sa vie très active,
Hadda cherche simplement à exister au milieu de tous, même s'il faut
encore et toujours qu'elle fasse sa place parmi la foule des valides
et leurs villes inaccessibles. Toutes difficultés qu'elle dépasse en
relativisant la notion de handicap, avec son sourire et une joie de
vivre rayonnante.

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Age
sensible.
Déprogrammée en milieu de diffusion pour cause d'Audimat
insuffisant, cette série de 50 épisodes de 26mn
n'a pourtant rien à voir avec des "soaps" comme Le groupe
ou Hélène et les garçons: ici, point de niaiserie à l'eau de rose
pour ados boutonneux. 7 étudiants résidents dans la même cité
universitaire se lient d'amitié et vivent simplement leur vie
quotidienne: cohabitation et relations personnelles. Parmi eux,
2 frères entrent en fac de médecine, Thomas et Pierre. Ce dernier
est paraplégique depuis quatre ans, mal dans son corps et dans
sa tête: il n'a pas fait le deuil de ses jambes et dissimule sa
fêlure psychologique derrière un humour noir et une agressivité
forte lors d'un premier contact. Pierre, interprété par le comédien
Julien Duval dont c'est le premier rôle à l'écran, est l'un des
personnages principaux. C'est la première fois, dans une production
française, que l'on montre le quotidien d'une personne handicapée
motrice: mal de vivre, acceptation sociale, obstacles à l'accessibilité,
etc.
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Au fil des
épisodes, Pierre devra surmonter ses peurs et affronter l'autre, par
exemple LA fille, celle qui lui a tapé dans l'oeil "et qui veut
bien", elle aussi. Mais c'est au dernier épisode (encore inédit
à ce jour) que sera révélée l'une des causes du mal- être de
Pierre, l'origine de l'accident qui lui vaut d'être paraplégique. Age
sensible tente le pari de l'authenticité, en reconstituant une cité
universitaire aussi vraie que nature, avec ses chambres exiguës au mobilier
moche et vétuste, en présentant une palette de personnages typiques
- et forcément un peu caricaturaux - du monde estudiantin : le rêveur
attirant, la révoltée, la fillette sortie de jupes de sa mère, le frère
sensible et attentionné, le timide féru de technologie, la beurette
en mal de reconnaissance sociale. On regrettera que les contraintes
budgétaires n'aient pas permis de faire davantage évoluer ce petit monde
en dehors du huis- clos de la cité U et le caractère attachant des personnages
nous fait regretter que les spectateurs n'aient pas été
plus nombreux à regarder la série...
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