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| VU
POUR VOUS Ron Kovic (documentaire) L'hôpital de la plage (documentaire) Erwan (documentaire) Elias, l'enfant du cirque (documentaire) |
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...La machine à tuer, le Marine, ce soldat de l'élite de l'armée américaine, se mue en révolté, en protestataire. Sur son fauteuil roulant, il est à la tête des manifestations des vétérans contre la guerre du Vietnam, combat la réélection de Richard Nixon. 174 hôpitaux accueillent les soldats blessés, mais on parle des morts en oubliant les survivants mutilés. Ron nous les montre, dévoile son quotidien dans un appartement qui n'est pas adapté, vide sa poche d'urine, se met nu devant la caméra pour enlever son étui pénien et prendre un bain, raconte sa quête d'une sexualité qui l'entraîne dans les bordels mexicains. Il incite les jeunes recrues à la désertion, en narguant une police militaire qui ne peut oser frapper un vétéran handicapé. Au fil de ses entretiens avec Troller, Ron Kovic avoue sa lassitude "j'ai trente ans et je me sens vieux et fatigué. Je voudrais me marier, avoir des enfants. La clé pour surmonter la peine, c'est l'amour". Ron Kovic raconte sa vie dans "Né un 4 juillet" paru en 1976 et adapté au cinéma 13 ans plus tard par Oliver Stone. ...Maxime raconte son expérience du "halo" : il s'agit d'un appareil de verticalisation fixé au crâne de l'enfant et maintenant son corps en suspension par ces seuls points d'ancrage. Les douleurs sont intenses. Ce traitement est censé redresser la colonne vertébrale en prélude à l'implantation chirurgicale de tiges devant assurer un maintien dorsal. On ne ressort pas indemne de ce documentaire dans lequel la réalisatrice montre des scènes de vie sans intervenir : quel résultat thérapeutique peuvent espérer ces enfants qui subissent dans le calme et la résignation des souffrances dignes des tortures de l'Inquisition ? Maxime et l'adolescente qui ont suivi cette technique ne marchent pas, plusieurs années après l'opération, leur vie se déroule dans cet hôpital de la plage au pied duquel on n'a plus envie d'aller se baigner... ...Breton bretonnant (sans auxiliaire de vie ou d'intégration, apparemment aussi difficiles à mettre en place ici qu'ailleurs), il raconte sa vie, ses envies, ses bonheurs et présente ses talents de comédien, le tout en langue bretonne. "Il faut prendre la vie telle qu'elle vient" dit sa mère. Une vie qu'on souhaite longue et agréable à l'optimiste Erwan. ...Ses parents ont élevé leur fils dans une certaine forme d'indépendance solitaire en refusant de la placer dans une institution: entre les répétitions, les entraînements et les spectacles, le père et la mère ont peu de temps pour s'occuper de leur enfant; ils n'ont pas voulu lui sacrifier leur travail et leur carrière. Alors il regarde la télé, joue sur sa Game Boy, et tente de faire des projets d'avenir, même s'il ne se voit pas travailler dans un cirque, fut- ce à la comptabilité. Son père redoute la dégénérescence de l'état physique de son fils, se demandant si sa vie vaudra la peine d'être vécue. La mère ne peut ni ne veut envisager la vie sans Elias, un enfant gentil, sincère et travailleur mais à la vie annoncée si brève... |